Ferrari, l'ombre des champions

A défaut de pouvoir remercier le ciel, Ferrari peut dire merci à la petite Scuderia Toro Rosso. Sans l'incroyable succès hier de Sebastian Vettel propulsé par un V8 frappé du Cheval Cabré, la presse transalpine aurait pu effectuer aujourd'hui un double titre sur la faillite d'Alitalia. Mais comme la compagnie aérienne nationale italienne, l'écurie de Maranello a eu les ailes coupées ce week-end.

O.d.W.

A défaut de pouvoir remercier le ciel, Ferrari peut dire merci à la petite Scuderia Toro Rosso. Sans l'incroyable succès hier de Sebastian Vettel propulsé par un V8 frappé du Cheval Cabré, la presse transalpine aurait pu effectuer aujourd'hui un double titre sur la faillite d'Alitalia. Mais comme la compagnie aérienne nationale italienne, l'écurie de Maranello a eu les ailes coupées ce week-end.

Un Grand Prix à l'eau ou presque pour des champions du monde qui n'auront été que l'ombre d'eux-mêmes. Sixième et quinzième aux essais, sixième et neuvième en course, le constat est désolant : les F2008 rament vraiment sous la pluie. De vraies baignoires. Dans ces conditions, Felipe Massa n'a pu que limiter les dégâts. Et Kimi Raikkonen fut carrément inexistant. "Cela a été une course difficile, c'est vrai, mais finalement je m'en tire encore à bon compte puisque je reviens à un point de Lewis au Championnat du Monde, tentait de positiver un Felipe Massa roulant sur des oeufs. En début de course, je manquais d'adhérence. J'ai néanmoins réussi à passer Rosberg en mordant sur la bordure de la chicane. Je pensais que c'était correct mais le team m'a ordonné de laisser repasser la Williams pour ne pas risquer de sanction. Ce fut le tournant de ma course car j'ai ensuite ravitaillé et je me suis retrouvé dans le trafic, juste derrière un groupe de quatre voitures. Sans cela, j'aurais pu finir quatrième. En fin de course, je savais qu'Hamilton revenait sur moi mais je ne le voyais pas car mes rétroviseurs étaient trop sales. Dès lors, mon ingénieur m'a fait un radioguidage. Quand sa menace a disparu, j'ai essayé de passer Heidfeld mais voyant sa résistance, j'ai pensé qu'il valait mieux ne prendre aucun risque. "

Quant à Kimi Raikkonen, on ne peut pas dire que le Finlandais contribua à tenter de sauver les meubles. Toujours en proie à des problèmes de chauffe de ses pneumatiques, il mit d'abord plusieurs tours à réussir à passer la modeste Force India de Fisichella, avant de se laisser déborder sans discussion par Hamilton. "Cette course a été très difficile. Je n'arrivais pas à faire monter mes pneus à la bonne température et c'est quelque chose qui nous est déjà arrivé. Je manquais totalement d'adhérence. La seule chose que je pouvais faire, c'est de garder ma voiture sur la piste en espérant que la situation change."

Trois unités valent en effet mieux que rien. Mais les gros points perdus hier risquent de coûter très cher à Ferrari au décompte final...