Massa n’imagine pas sa vie sans la F1

Lundi, Felipe Massa a subi, à Miami, une nouvelle opération du crâne. Une intervention de quatre heures et demie visant à lui mettre une plaque en titanium au niveau de l’impact reçu lors du dernier GP de Hongrie, fin juillet.

O.d.W.
Massa n’imagine pas sa vie sans la F1
©AP

Lundi, Felipe Massa a subi, à Miami, une nouvelle opération du crâne. Une intervention de quatre heures et demie visant à lui mettre une plaque en titanium au niveau de l’impact reçu lors du dernier GP de Hongrie, fin juillet.

"J’aurais très bien pu vivre avec cette petite fêlure, mais pour repiloter en F1 il était plus prudent, nécessaire même en cas de nouveau choc, de subir cette opération visant à ressouder les os," a expliqué le Brésilien au quotidien The Guardian. "Maintenant que cela est en ordre, je vais pouvoir reprendre l’entraînement. J’ai prévu de bientôt rouler en kart et de retourner en Europe sur le simulateur de Ferrari. Après cela, on saura vraiment si j’ai retrouvé 100 % de mes capacités."

Et s’il peut reprendre sa place dès le début de la saison prochaine, ce dont le vice-champion du monde, très fort mentalement, ne doute pas un instant.

"En fait, même après avoir vu les images de l’accident, je n’ai jamais imaginé une seconde ne pas revenir en Grand Prix. La F1, c’est ma vie depuis que je suis gamin. C’est ce que j’aime le plus faire au monde. Si je ne roule pas, je ne suis plus la même personne. Le pire qui aurait pu m’arriver aurait été de ne plus pouvoir faire de compétition."

Choqués par la fatalité l’ayant frappé en plein casque, plusieurs membres de sa famille se sont néanmoins demandé si ce n’était pas un signe du destin. Le bon moment pour arrêter

"Ma femme a dû me demander dix fois si je n’avais aucun doute ou inquiétude. Je lui ai toujours répondu : Non, je veux continuer la F1. Ma mère, elle, me connaît mieux. Elle n’a pas eu besoin de me poser la question. Elle sait d’avance la réponse. D’autres accidents causés par une défaillance mécanique sur ma propre monoplace, comme à Monaco en 2002 ou à Barcelone, m’ont plus fait réfléchir. Mais ici, non. Même si je vais discuter avec le Dr Whiting sur la manière d’améliorer la sécurité des pilotes."

Cette rencontre aura sans doute lieu lors du prochain Grand Prix du Brésil auquel Felipe assistera au sein de sa Scuderia. "Ce sera dur d’être là en simple spectateur, mais je serai présent."