A quelques chicanes de la Formule 1

Sacré dimanche au "World Series by Renault" Bertrand Baguette croit dur comme fer que son avenir est en F1. Aujourd’hui, ce ne serait qu’une question d’argent. Comme pour beaucoup d’espoirs belges en monoplace avant lui A la différence qu’il est le premier Belge depuis Jacky Ickx à avoir décroché un titre aux portes de la F1.

Olivier de Wilde
A quelques chicanes de la Formule 1
©BELGA

Sacré dimanche au "World Series by Renault" Bertrand Baguette croit dur comme fer que son avenir est en Formule 1. Aujourd’hui, ce ne serait qu’une question d’argent. Comme pour beaucoup d’espoirs belges en monoplace avant lui A la différence qu’il est le premier Belge depuis Jacky Ickx à avoir décroché un titre aux portes de la Formule 1.

Bertrand, réalisez-vous ce qui vous arrive ?

J’ai encore un peu de mal. Le retour médiatique de mon titre a été colossal. Je pense que maintenant tout le monde en Belgique sait qui je suis. J’ai reçu un nombre incroyable de SMS, de mails ou de coups de téléphone pour me féliciter. Cela fait plaisir.

Dimanche a été le plus beau jour de votre vie ?

Un des plus beaux oui, mais surtout le plus important. Cela va changer beaucoup de choses. Sans ce titre, je pouvais faire une croix sur la Formule 1. C’était la clé. Maintenant, je ne devrai plus me présenter quand j’irai démarcher un sponsor. J’ai gagné en crédibilité.

Vos deux prédécesseurs au palmarès, Parente et Van der Garde, sont passés en GP2. Ce n'est pas une piste pour vous ?

Non, pas du tout. Je suis prêt pour le grand saut. Ma chance aujourd’hui est qu’il va y avoir quatre teams et donc huit baquets supplémentaires en Formule 1 en 2010.

Vous avez déjà gagné une journée de test avec la Renault F1. Est-ce suffisant pour montrer ce dont vous êtes capable ?

Robert Kubica l’a fait fin 2005. Je n’ai pas peur. Je crois en moi. Je suis certain que je peux montrer mes capacités. J’ai régulièrement battu Alguersuari cette saison en World Series. Or, l’Espagnol a montré sur la Toro Rosso qu’il avait sa place en F1. Alors pourquoi pas moi ? Je ne nourris pas le complexe du petit Belge.

Aurez-vous d'autres tests F1 cette fin d'année ?

On y travaille avec mon management. J’ai un bon entourage avec Adriano Morini, le patron de Draco, et Manfredi Ravetto, un Italien ayant travaillé durant trois ans en F1 chez Spyker et Midland. Il a les connexions et déjà pas mal de propositions concrètes dont une de titulaire pour un des nouveaux teams.

Quelles sont les chances que ces tests débouchent sur quelque chose de concret ?

Je suis convaincu à 95 % qu’il y aura un programme derrière ces tests.

Aujourd'hui, votre présence en F1 est juste devenue une question d'argent ?

Oui, tout à fait. Il faut trouver entre 5 et 10 millions d’euros pour monter dans un baquet en Formule 1. Et ce tarif baissera encore en fonction du résultat de mes essais. Avec ce budget, je vous assure à 100 % que je roulerai en Grand Prix en 2010. Une grande société belge pourrait donc bénéficier d’une publicité énorme pour ce prix-là.