Immunité pour Piquet, le doute pour Alonso

Tous les deux appelés à la barre du Conseil Mondial, Nelson Piquet Jr et Fernando Alonso sont repartis de Paris en toute impunité. L’un a pourtant commis le crime, tandis que l’autre en a bien profité sans, bien sûr, dénoncer un complot qu’il a prétendu ne pas connaître.

O.d.W.

Tous les deux appelés à la barre du Conseil Mondial, Nelson Piquet Jr et Fernando Alonso sont repartis de Paris en toute impunité. L’un a pourtant commis le crime, tandis que l’autre en a bien profité sans, bien sûr, dénoncer un complot qu’il a prétendu ne pas connaître.

Mais, si elle paraît évidente pour la majorité des amateurs de F1, la complicité de l’Espagnol n’a pu être prouvée, le double champion du monde plaidant sa bonne foi. Sans preuve, le jury lui a accordé un bénéfice du doute arrangeant bien tout le monde. De toute façon, Fernando quittera aussi bientôt Renault de son plein gré

Plus grave à nos yeux est l’immunité totale accordée par le président de la FIA à Nelson Piquet Jr pour avoir tout balancé. C’était visiblement le prix à payer pour avoir les aveux de ce "témoin protégé" et la tête des cerveaux de l’opération, Flavio Briatore et Pat Symonds.

Sous mauvaise influence, dans une position délicate, "Nelsinho" a certes des circonstances atténuantes pour avoir "crashé" volontairement (d’habitude il ne fallait même pas le lui demander !) sa monoplace dans le mur du circuit de Singapour. De là à en faire un irresponsable agissant sous pression et sous les ordres d’un supérieur, il y a un pas que la FIA n’aurait pas dû franchir.

Pour avoir accepté et exécuté le mauvais plan, pour avoir mis sa vie, celle des commissaires voire des autres pilotes en danger, pour en avoir ensuite tiré des avantages directs avec la reconduction de son contrat, pour son attitude totalement antisportive, le Brésilien méritait, au moins, un retrait de licence pour quelques années.

Ainsi, la morale n’est pas sauve. Car si le fils du triple champion du monde s’est repenti, s’il a tout avoué, ce n’est pas par remords ou mauvaise conscience, mais bien par vengeance. Pour avoir la peau de celui qui l’a licencié fin juillet à l’issue du GP de Hongrie, son ex-manager Flavio Briatore.

En agissant de la sorte, Piquet Jr s’est heureusement grillé tout seul dans un milieu ne lui accordant pas l’immunité pour avoir nui ainsi à la réputation de la F1. Ce n’est pas demain la veille qu’il retrouvera un volant en GP. Sauf bien sûr si papa y engage sa propre écurie

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