Button, au panache

Quelle victoire", s’est exclamé le vainqueur d’un Grand Prix de Chine rendu chaotique par les conditions changeantes de météo. "La dernière est toujours la plus belle mais celle-ci, ma neuvième en F1 et surtout ma deuxième pour McLaren, est vraiment très spéciale. Elle ne doit rien au hasard. On a parfaitement géré les éléments."

Olivier de Wilde
Button, au panache
©Photonews

Quelle victoire", s’est exclamé le vainqueur d’un Grand Prix de Chine rendu chaotique par les conditions changeantes de météo. "La dernière est toujours la plus belle mais celle-ci, ma neuvième en F1 et surtout ma deuxième pour McLaren, est vraiment très spéciale. Elle ne doit rien au hasard. On a parfaitement géré les éléments."

Cinquième aux essais sur le sec (déjà devant son équipier Lewis Hamilton), cinquième à l’issue du premier tour, le champion 2009 a fait taire les derniers sceptiques quant à son réel talent en s’imposant hier avec sa tête et ses jambes. "Bravo pour cette course intelligente", lui a crié dans le casque son ingénieur après qu’il eut franchi le drapeau à damier avec une grosse seconde d’avance sur un Lewis Hamilton le félicitant ostensiblement à au moins quatre reprises. "Je n’avais vraiment plus de pneus sur la fin. J’étais à l’agonie", répondit le héros britannique pour justifier sa petite faute à quatre tours de l’arrivée.

C’est lors de la première phase de la course que "JB" bâtit le gros œuvre de son triomphe. Alors qu’après deux tours derrière la safety car suite à un crash à l’arrière du peloton, le leader éphémère Alonso, les Red Bull de Vettel et Webber et même son équipier Lewis Hamilton se ruèrent dans la "pitlane" pour chausser des gommes intermédiaires, le n°1 résista au passage de la première averse en pneus slicks dans le sillage de Nico Rosberg. Avant de prendre la tête au 20e tour suite à une petite erreur de l’Allemand. "Les deux autres appels pour passer en gommes mixtes aux 21e et 39e tours furent idéaux", s’exclamait le nouveau leader du championnat avec 60 points, dix devant Rosberg et onze de mieux qu’Alonso et Hamilton. "Sans la deuxième neutralisation, Lewis ne serait jamais revenu. Mais il n’y a pas qu’en stratégie que nous avons été meilleurs aujourd’hui. En vitesse aussi, les Red Bull étaient derrière sur le mouillé."

Tandis que Ferrari et Red Bull ont à nouveau pataugé, que Mercedes surnage avec un seul poisson pilote, McLaren a pris le large au championnat constructeurs en signant son premier doublé depuis 2007.

Après tout, le pari d’oser allier les deux derniers champions du monde aux tempéraments fort différents n’était peut-être pas aussi fou que cela. Contre toutes attentes, c’est à Woking que l’on ressent pour l’instant le moins de tension. Même si l’on devrait calmer quelque peu les ardeurs d’un Hamilton dont la conduite n’est pas "extravagante" que dans les rues de Melbourne

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