Webber fait banco à Monaco

Une semaine après avoir dominé le GP d’Espagne, Mark Webber a survolé, hier, le prestigieux GP de Monaco. Parti en pôle après un tour de magie en qualifications, l'Australien a mené l’épreuve de bout en bout malgré un départ moyen et l’intervention à 4 reprises de la voiture de sécurité.

Olivier de Wilde
Webber fait banco à Monaco
©AP

Une semaine seulement après avoir dominé le GP d’Espagne, Mark Webber a survolé, hier, le prestigieux Grand Prix de Monaco. Parti en pole après un tour de magie samedi en qualifications, le premier Australien à s’imposer ici aux commandes d’une F1 depuis Sir Jack Brabham en 1959 a mené l’épreuve de bout en bout malgré un départ moyen et l’intervention à quatre reprises de la voiture de sécurité. Second après un envol canon, son équipier Sebastian Vettel s’est révélé impuissant face à un aîné avec qui il partage désormais la tête du championnat du monde.

"C’est génial de gagner Monaco, la course dont tout pilote rêve, la plus belle avec Spa," s’exclamait l’échalas après un sans-faute de 78 tours, comme son nombre de points. "Je m’étais déjà imposé ici il y a neuf ans en F3000. Mais c’était plus dur car je partageais à cette époque ma chambre avec mon père et il avait ronflé toute la nuit !"

Cette fois, sa nuit fut plus calme. "Mais pas la course. A chaque fois que je me ménageais un peu d’avance, la voiture de sécurité la réduisait à néant. C’était assez frustrant. Lorsque j’ai vu que Trulli et Chandhok s’étaient garés pour aller manger ensemble à la Rascasse, je savais que la safety car allait encore ressortir. J’espérais juste qu’il ne nous relâcherait pas pour un seul tour."

Depuis son yacht, Kimi Raikkonen n’a pas dû voir la baraka de ce satané Webber d’un très bon œil. "Je pense que c’est le bon moment pour finaliser les négociations pour la prolongation de mon contrat", souriait le héros monégasque. On fait rarement banco à Monaco par hasard. Vingt-trois des trente derniers vainqueurs monégasques, tous depuis 2005, ont été sacrés

"Mais il serait sot de croire aujourd’hui que le titre se jouera seulement entre Sebastian et moi," confiait-il avant de sauter, avec son trophée et son équipier, dans la piscine de l’immense structure d’accueil Red Bull. Même dans le triomphe, on reste "fun" dans l’arène des "taureaux rouges".

De son côté, Robert Kubica ne se montrait pas déçu. "Je partais du côté sale de la piste mais quand j’ai vu que Webber démarrait mal, je me suis montré un peu trop optimiste et j’ai plus pensé à l’attaquer qu’à défendre ma position. Vettel en a profité pour me doubler. A partir de ce moment-là, il n’y avait plus grand-chose à faire qu’à suivre en attendant qu’il commette éventuellement une faute. Heureusement, j’ai pu conserver ma place sur le podium, mon deuxième de l’année. Qui aurait osé parier un euro sur pareil résultat avant la saison ? Bravo à Renault, qui place trois moteurs sur le podium. La nouvelle équipe a une bonne approche et prend les bonnes directions. Mais de là à se battre pour la victoire, il y a encore de la marge. Red Bull est trop fort en ce moment."

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