Jérôme D’Ambrosio : "Pas catastrophé"

Si Mercedes et Michael Schumacher ont rassuré leurs nombreux supporters en signant hier le meilleur temps de la semaine de tests sur le circuit Catalunya en 1.21.249, trois dixièmes devant la Ferrari de l’idole locale Fernando Alonso, Jérôme D’Ambrosio n’a lui fait que renforcer notre inquiétude quant au potentiel actuel de la Virgin MVR02.

Olivier de Wilde
Jérôme D’Ambrosio : "Pas catastrophé"
©EPA

Si Mercedes et Michael Schumacher ont rassuré leurs nombreux supporters en signant hier le meilleur temps de la semaine de tests sur le circuit Catalunya en 1.21.249, trois dixièmes devant la Ferrari de l’idole locale Fernando Alonso, Jérôme D’Ambrosio n’a lui fait que renforcer notre inquiétude quant au potentiel actuel de la Virgin MVR02.

Crédité du quatorzième et dernier chrono, à plus de six secondes et de 107 % de la pole (ce qui signifie qu’il ne pourrait participer au GP d’Espagne s’il avait s’agit d’une séance qualificative), notre compatriote a été moins vite au terme de quatre journées de tests qu’il y a dix jours sur cette même piste. De quoi se poser quelques questions auxquelles le pilote de Grez Doiceau apporte une part de réponses : "Ce qui fait avancer une F1 aujourd’hui c’est à 95 % l’aérodynamisme, nous a-t-il confié hier. Nous étrennions de nouvelles pièces ici mais le package global ne fonctionne pas encore comme on le souhaiterait. Il est clair qu’on a encore du boulot."

A l’image de la nouvelle HRT qui subira son baptême du feu ce samedi, Virgin n’est clairement pas encore prêt à deux semaines de Melbourne, tant au niveau de la performance que de la fiabilité, des soucis immobilisant la monoplace chaque jour : "Aujourd’hui, c’est un senseur défectueux du moteur qui nous a empêchés de mener notre programme à bien avec le nouvel aileron arrière", expliquait le patron John Booth. "JDA" n’a donc bouclé que 46 tours portant à 4642 le nombre de km de préparation contre 1985 l’an dernier.

Et pourtant, notre représentant pointe par exemple à quatre secondes de la Lotus de Kovalainen avec laquelle les Virgin luttaient en 2010. "Il faut dire que, suite à divers contrariétés, nous n’avons pu réellement démontrer notre potentiel sur un tour, reprenait le pilote. Franchement, ce ne sera pas le jour et la nuit en Australie. On ne va pas gagner quatre secondes, mais je ne suis pas catastrophé. Notre auto n’est pas à six secondes. Il y a encore du potentiel à en extraire. Et puis j’ai mené à bien deux simulations de GP. Restons positifs. Laissez-nous encore un peu de temps "

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