Michael Schumacher sorti du coma: et maintenant?

L'annonce a réchauffé le cœur de milliers de fans, qui soutiennent leur champion depuis son terrible accident le 29 décembre dernier. Mais concrètement, à quoi faut-il s'attendre?

Michael Schumacher sorti du coma: et maintenant?
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Près de six mois après son grave accident de ski à Méribel dans les Alpes françaises, l'ex-champion allemand de Formule 1 Michael Schumacher est sorti du coma et a quitté l'hôpital de Grenoble lundi pour celui de Lausanne (Suisse), dans la plus grande discrétion. L'annonce a réchauffé le cœur de milliers de fans, qui soutiennent leur champion depuis son terrible accident le 29 décembre dernier. Mais concrètement, à quoi faut-il s'attendre?

"Il faut être extrêmement prudent", explique Philippe Hantson, neurologue aux cliniques Saint-Luc de Bruxelles. "Le communiqué semble dire qu’il y a une possibilité de communication par les yeux, on peut penser qu’il peut percevoir des informations auditives transmises par la famille mais tout ça est à prendre avec beaucoup de circonspections étant donné que nous ne disposons pas des données médicales précises", explique le neurologue.

D'accord, mais avec six mois passé dans le coma, que risque le champion? "Il est clair que l'importance du traumatisme crânien ne peut pas être niée. Si des signes de progrès sont présents à l’heure actuelle, ils ne laissent malheureusement pas présager de récupération totale. On doit craindre, dans des types de traumatisme de cette importance, des séquelles neurologiques importantes », poursuit Philippe Hantson.

Toujours est-til que Michael Schumacher va suivre une revalidation à Lausanne. Concrètement, "les médecins de Lausanne vont tester s’il y a une réactivité du patient avec différents types de stimulations de façon à savoir s’il y a un certain degré d'éveil mais surtout des possibilités de communication, ce qui laisserait présager que les fonctions intellectuelles sont partiellement préservées, et permettrait un degré de communication même minime avec l’entourage », conclut le neurologue.


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