GP de Miami: Mercedes évolue par petites touches, du rififi chez Aston Martin ?

La marque allemande amène des évolutions à Miami pour enfin sortir du ventre mou.

GP de Miami: Mercedes évolue par petites touches, du rififi chez Aston Martin ?
©AFP

À Imola, la quatrième place de George Russell a été éclipsée par l’humiliation subie par Lewis Hamilton. Auteur d’une course désespérément anonyme, le Britannique a fini très loin des points, se faisant même prendre un tour par les leaders !

Chez Mercedes, il est plus que temps de réagir, même si on reste philosophe en sachant que le retour aux avant-postes ne se fera pas d'un coup de baguette magique. "Nous sommes trop loin des premiers pour imaginer revenir à leur hauteur", reconnaît Toto Wolff. "Nous utiliserons les mêmes voitures en 2023, ce qui signifie que nous aurons besoin de tout ce que nous apprenons maintenant pour l'année prochaine. Plus vite nous nous en sortons, mieux c'est."

À Miami, les Mercedes arboreront un aileron arrière à faible traînée afin d’améliorer la vitesse de pointe en ligne droite qui fait cruellement défaut aux monoplaces argentées. Les pavillons au niveau du diffuseur sont également plus petits, tandis que des déflecteurs modifiés apparaissent sur l’aileron avant. Il faut, bien entendu, que ces ajouts pour gagner de la vitesse ne se fassent pas au détriment de la tenue de route en virages. Mercedes a donc dû trouver un juste milieu. En revanche, revoir les pontons classiques vus au début des essais hivernaux ne semble pas à l’ordre du jour.

Malgré cette méforme, Mercedes demeure une écurie respectée et les favoris s'attendent à jouer avec Hamilton et Russell d'ici la fin de l'année. "Je ne les vois pas se battre pour le championnat cette année mais je suis presque certain qu'ils gagneront des courses à un moment donné dans l'année", martèle Charles Leclerc.

Une mer calme n’a jamais fait un bon marin, après tout.

Rififi chez Aston Martin avant l’arrivée d’Audi ?

Si la venue du groupe VW via Audi et Porsche est un secret de polichinelle, l'identité de l'écurie sur laquelle l'écurie d'Ingolstadt serait prête à jeter son dévolu pourrait rebondir. Au diable Williams malgré les anciens de VW Motorsport aux manettes. Aujourd'hui, ce serait l'actuelle écurie Aston Martin qui tiendrait la corde. "Avons-nous été approchés par Audi ? Oui" , a confirmé tout de go Lawrence Stroll. Aston Martin est en effet dans la tourmente. L'ancien CEO de la marque, Tobias Moers, vient de claquer la porte avec fracas, dénonçant le management despotique du milliardaire canadien qui, de son côté, se lasserait d'injecter autant d'argent dans une écurie ayant sombré dans le classement…