Barrichello, enfin !
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Barrichello, enfin !

AFP

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Dans la même situation qu’en Autriche le 12 mai dernier, le Brésilien menant devant Michael Schumacher, la Scuderia n’a pas osé s’attirer une nouvelle fois les foudres de la FIA (Fédération internationale automobile) à trois jours de la réunion à Paris du Conseil mondial qui jugera, mercredi, la «mascarade» de l’A1 Ring.

Alors, Barrichello a pu enfin gagner, remporter la deuxième victoire de sa carrière, la première cette saison, en devançant le quadruple champion du monde, tous les autres adversaires, Kimi Raikkonen (McLaren-Mercedes), Ralf Schumacher (Williams-BMW), Jenson Button (Renault) et Felipe Massa (Sauber), étant relégués loin, très loin des F2002.

«La situation était différente, expliquait Michael Schumacher. En Autriche nous n’en étions qu’à la cinquième course. Là, c’est la neuvième. Et sans vouloir être arrogant, la situation est plus confortable. Même si rien n’est encore fait pour le titre».

Tête-à-queue

Dimanche, Ferrari n’avait rien à craindre de ses rivaux, tant la domination des monoplaces italiennes était évidente. Des Williams-BMW rapidement débordées, des McLaren-Mercedes en progrès, mais encore trop en retrait des performances des «rouges», la victoire ne pouvait se jouer qu’entre les deux pilotes de la Scuderia.

Pour s’être porté en tête dès le premier tour, avoir réalisé un sans-faute, Rubens Barrichello méritait de l’emporter. D’autant que Michael Schumacher, lui, s’était laissé surprendre, partant en tête-à-queue, sortant de la piste (23e tour), juste avant son premier ravitaillement.

Sans cela, l’Allemand aurait sans doute pu viser la victoire. Mais, en perdant dix secondes dans l’incident, il avait offert une formidable opportunité à son équipier brésilien. Qui ne la manqua pas.

En ressortant devant Michael Schumacher après son second ravitaillement, Barrichello avait course gagnée. Pas question cette fois que le quadruple champion du monde, comme cela semble avoir été le cas en Autriche, demande à son stand de passer un ordre au Brésilien. Pas plus que Jean Todt et Ross Brawn n’avaient envie d’aggraver le cas de Ferrari.

Et pourtant, sur le muret des stands, le Français et le Britannique semblaient nerveux. Le bouton des communications avec les voitures était en action.

Redorer leur blason

«C’est sûrement dû au fait que j’avais des températures un peu hautes à force de suivre Rubens (Barrichello), révélait Michael Schumacher. J’ai attaqué pour essayer de l’emporter jusqu’au deuxième ravitaillement. Après, on nous a demandé de ralentir, de ne prendre aucun risque afin d’assurer les positions».

La situation était d’autant plus confortable pour Ferrari, pour l’Allemand, que Juan Pablo Montoya (Williams-BMW) et David Coulthard (McLaren-Mercedes) avaient abandonné suite à une tentative de dépassement du Britannique sur le Colombien. Ce dernier, montant sur une bordure, partait en tête-à-queue, entraînant la McLaren à sa perte (28e tour).

Sans doute la convocation de Jean Todt et Michael Schumacher par Bernie Ecclestone, vendredi soir, avait porté ses fruits. «Le grand argentier de la F1» les aurait-il avertis de la sanction encourue pour l’arrivée tronquée de l’Autriche ?

En laissant la vérité de la piste l’emporter, Barrichello obtenir cette victoire qu’on lui avait refusée en Autriche, la Scuderia et Michael Schumacher tenaient à redorer leur blason après les sifflets de l’A1 Ring, de Monaco et du Canada. En espérant aussi peut-être que le Conseil mondial fera preuve mercredi d’une plus grande mansuétude à leur égard.

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