La saison a démarré on ne peut plus mal pour le vice-champion du monde Kimi Raikkonen, déjà victime hier lors des premiers essais libres à Bahrein des caprices de sa mécanique, sa monoplace s'immobilisant après 40 minutes lors de la 2eéance suite visiblement -c'est la version communiquée par l'écurie hier après midi- à un problème électrique. Décidément, l'histoire balbutie pour le pilote McLaren qui doit commencer à en avoir vraiment marre. On saura aujourd'hui si son V 8 a été touché et si le Finlandais sera déjà contraint de changer le bloc propulseur de sa MP 4/21 ce qui signifierait une pénalité de 10 places sur la grille de départ de demain. On comprend nettement mieux maintenant la réserve de ses propos et pronostics de jeudi... D'autant qu'en plus d'être fragile, son V 8, très peu étoilé, manque de pêche en rendant environ 35 chevaux au Cosworth équipant une Williams dont Wurz (3e) a dévoilé une partie du potentiel.

A part la mauvaise étoile du malchanceux Raikkonen, qu'a-t-on appris hier? Tout d'abord que la journée du vendredi est encore moins intéressante qu'avant, les pilotes économisant encore plus leur moulin. Ainsi, seuls 17F 1 sur 28 tournèrent lors de la séance matinale remportée par le Polonais (champion de FR 3.5 l'an dernier) Kubica, réserviste dans une équipe BMW où ses équipiers ont préservé leur matériel.

Mais l'après-midi, c'est comme prédit Anthony Davidson qui s'est montré le plus rapide d'une cavalerie ne lâchant pas tous ses chevaux. Aux commandes de sa Honda, le jeune Britannique a battu de 7 dixièmes la pole d'Alonso en 2005. De quoi donner encore un peu plus d'assurance à Button et Barrichello attendant leur heure, cet après-midi à 12h30 pour la première qualification de la saison.

Ferrari aux avant-postes

Certainement avantagées elles aussi par leur semaine d'essais sur ce circuit voici un mois, les Ferrari 248F 1 pointaient d'emblée aux avant-postes sur un tracé balayé par le sable, Michael Schumacher (2e à 4 dixièmes) et Felipe Massa (5e) se montrant les plus rapides des pilotes que l'on retrouvera en piste aujourd'hui.

Au contraire des McLaren-Mercedes, loin de faire honneur à leur nouveau sponsor Fly Emirates, les Renault semblaient cacher leur jeu même si l'étonnant Liuzzi intercalait provisoirement son Toro Rosso entre le champion du monde Alonso et son équipier Fisichella. Est-ce l'effet Red Bull ou d'un V 10 insuffisamment bridé?

Enfin, en queue de peloton, les Toyota confirmaient les craintes de l'intersaison concernant leur compétitivité. Heureusement qu'il y a les Super Aguri Honda pour leur éviter la honte de la dernière ligne...

© Les Sports 2006