Certains coureurs appellent la Formule un à revoir les mesures de sécurité en vigueur, après l'accident dont a été victime Felipe Massa samedi, lors des essais qualificatifs au Grand Prix de Hongrie, sur le circuit du Hungaroring, près de Budapest. C'est le deuxième accident grave en moins d'une semaine.

Le Brésilien était dans «un état grave mais stable» et «satisfaisant» samedi soir, selon les médecins de l'hôpital de Budapest, où il a dû être opéré en urgence. Il s'est fracturé le crâne, après avoir reçu dans son casque un ressort, tombé de la voiture de son coéquipier Rubens Barrichello.

Felipe Massa, 28 ans, a alors perdu le contrôle de sa voiture dans un virage, traversé les graviers et percuté à 200km/h une barrière de pneus. Le pilote souffre d'une «coupure au front», de «dommages osseux au crâne» et d'une «commotion cérébrale», d'après un communiqué de Ferrari. C'est le deuxième accident grave en six jours. Dimanche dernier, en Formule 2, le Britannique Henry Surtees, le fils de John Surtees, champion du monde de Formule 1 en 1964, est mort, également après avoir été percuté à la tête par un débris, la roue d'une autre voiture. Il avait alors perdu connaissance immédiatement, sur le circuit de Brands Hatch à Kent, au sud de Londres.

«Si les choses arrivent, c'est qu'il y a une raison et je pense que c'est le second avertissement. Imola était le premier», a déclaré Rubens Barrichello, en faisant référence à l'accident, auquel il avait assisté et qui avait coûté la vie à Ayrton Senna, triple champion du monde (1988, 1989, 1991), au Grand Prix de Formule 1 de Saint-Marin. C'était également un débris, le triangle de suspension de sa voiture, qu'il avait reçu en plein visage, qui avait causé sa mort.