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Moteurs

Fernando Alonso sur du velours

OLIVIER DE WILDE

Publié le - Mis à jour le

ÉCLAIRAGE

Avancé pour la première fois au mois de juillet, le GP de Hongrie coïncide cette année avec la date d'anniversaire de Fernando Alonso. Aujourd'hui, moins de deux ans après son 1er succès en F 1 décroché ici même, l'Espagnol soufflera dans le paddock de l'Hungaroring ses 24 bougies. De quoi en faire le futur plus jeune champion du monde de l'histoire de la F 1 puisqu'après avoir déjà été au GP de Malaisie 2003 le plus jeune «poleman», le pilote Renault s'apprête à battre le record de précocité d'Emerson Fittipaldi.

Bien sûr, mathématiquement rien n'est fait. Avec 70 points encore à distribuer, même David Coulthard peut encore être sacré. Mais les amateurs de statistiques noteront que jamais personne en F 1 n'a comblé un retard de 36 unités en 7 Grands Prix. Le plus grand retour fut celui de James Hunt comblant en 1976 un handicap de 35 points -avec un barème 9, 6, 4, 3, 2 et 1- pour coiffer Niki Lauda de deux points. Mais tout le monde se souvient dans quelles circonstances, avec le triple champion du monde autrichien laissé pour mort après le terrible crash dans lequel il fut défiguré au Nürburgring, ratant deux courses et renonçant à reprendre des risques inconsidérés, sous la pluie, lors de son retour quelques mois après au Japon où il jeta le gant.

On peut donc considérer que, sauf accident grave, c'est dans la poche pour un jeune conquistador qui tentera ce dimanche de s'imposer à la régulière face aux McLaren ce qui, jusqu'ici, n'est arrivé que deux fois en 2005, à Barhein et Imola.

Avantage Renault

Contrairement à beaucoup de ses confrères rebaptisant ce circuit Mickey Mouse, Fernando aime le tracé magyar, lui rappelant sans doute l'époque pas si lointaine du karting. Sauf qu'en kart, il est sans doute plus facile de doubler, quitte à pousser un peu.

Dotée d'une bonne traction, particulièrement efficace dans les changements de direction précis et rapides, sa R 25 apprécie aussi cette piste. Ce dont voudrait absolument profiter Giancarlo Fisichella pour enfin remonter sur le podium.

Maintenant que son équipier est hors d'atteinte et n'a même plus besoin d'aide, difficile d'encore imaginer un complot contre l'Italien de qui dépend, en partie, le titre des constructeurs dont rêve Renault. Et avec lequel aimerait plus que se consoler Ron Dennis. De ce côté, avec deux pilotes de la trempe de Kimi Raikkonen et de Juan Pablo Montoya, vingt-deux points ne semblent pas du tout insurmontables pour McLaren-Mercedes. A condition de ne plus accumuler les défaillances humaines et techniques comme lors des derniers GP.

Même Jean Todt feint d'encore croire à cette couronne des marques. C'est sans doute sa manière à lui de remotiver ses troupes. Selon le directeur sportif français, Ferrari brûlera ses dernières cartouches en Hongrie. Si les Rouges ne «scorent» pas mieux que Renault et McLaren à Budapest, c'en sera définitivement terminé des espoirs de la Scuderia qui se concentrera dès lors déjà sur 2006.

© Les Sports 2005

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