Le Britannique, en pole, a résisté à tous ses adversaires.

Lewis Hamilton (Mercedes) s’est offert la 77e victoire de sa carrière dimanche à l’arrivé du Grand Prix de Monaco, la 6e des 21 épreuves du championnat de Formule 1. L’épreuve était marquée par l’hommage à l’ancien triple champion du monde l’Autrichien Niki Lauda, décédé lundi à 70 ans.

Le Britannique, auteur de sa 85e pole la veille, a résisté à ses adversaires malgré des pneus détériorés, a devancé l’Allemand Sebastian Vettel (Ferrari), 2e à 2,602 secondes, et son équipier finlandais Valtteri Bottas, 3e à 3,162 secondes. Hamilton signe un triplé en Principauté après ses succès en 2008 et 2016.

Deuxième sous le drapeau à damiers, le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull-Honda) n’est classé que 4e à 5,537 secondes, après avoir écopé d’une pénalité de 5 secondes à la suite d’une manœuvre dangereuse dans les stands lors des changements de pneumatiques. Hamilton, quintuple champion du monde, creuse l’écart au championnat après son 56e succès pour l’écurie Mercedes. Celle-ci, après cette 93e victoire et la 6e en 6 courses cette année, est plus intouchable que jamais au classement des constructeurs.

Le Français Pierre Gasly (Red Bull-Honda) s’est classé 5e. Il a aussi réalisé le meilleur tour en course ce qui lui a rapporté un point de plus. L’Espagnol Carlos Sainz Jr (McLaren-Renault) a fini 6e, le Russe Daniil Kvyat (Toro Rosso-Honda) 7e, le Thaïlandais Alexander Albon (Toro Rosso-Honda) 8e, l’Australien Daniel Ricciardo (Aus/Renault) 9e et le Français Romain Grosjean (Haas-Ferrari) 10e.

Hamilton creuse l’écart

Au classement du championnat, après à peine un peu plus d’un quart de la saison, Lewis Hamilton creuse l’écart en tête. Il possède 137 points. Bottas, deuxième, en compte 120, Vettel 82 et Verstappen 78. Après cinq doublés, Mercedes ne marque de 40 points mais caracole en tête du championnat des constructeurs avec 257 points. Ferrari, 2e en a 139. Conservant au départ leurs positions aux essais, les quatre premiers Hamilton, Bottas, Verstappen et Vettel ont maintenu celles-ci durant la première partie des 78 tours du circuit urbain de 3,337 km. S’élançant de la seizième place après une grossière erreur de son équipe Ferrari lors des qualifications, Charles Leclerc a tout tenté. Treizième après 8 tours, il ne pouvait éviter d’accrocher la Renault de Nico Hülkenberg qu’il tentait de dépasser au 10e tour. Conséquences : tête à queue et crevaison. Son pneumatique se déchiquetait au long du circuit et détruisait son fond plat, obligeant l’entrée en piste de la voiture de sécurité, le temps de nettoyer les débris. (AFP)