C’est encore secoués par la disparition la semaine dernière de leur collègue et ami Jules Bianchi que les pilotes de F1 abordent, ce week-end en Hongrie, la dixième manche du Championnat du monde. Après trois semaines de break suite à l’incroyable suppression du GP d’Allemagne, Lewis Hamilton est bien décidé à confirmer une position de leader pas aussi confortable qu’on aurait pu l’imaginer.

Alors que les vacances approchent, le Britannique ne possède en fait que dix-sept unités d’avance sur son équipier Nico Rosberg. Moins que la valeur d’une deuxième place. C’est dire qu’absolument rien n’est encore joué entre les pilotes Mercedes.

Vainqueur chez lui à Silverstone au terme d’une très belle course, LH en est bien conscient. Le pilote le plus people du paddock reste donc bien concentré même s’il s’offre quelques divertissements. Absent à l’enterrement de Jules Bianchi mardi dernier, il a par contre côtoyé d’autres célébrités lors de la soirée caritative (elle a rapporté 35 millions d’euros) à laquelle l’avait personnellement invité l’acteur américain Leonardo Di Caprio, le lendemain à Saint-Tropez. On ignore si le pilote le mieux payé du plateau s’y est montré généreux mais, le code vestimentaire étant nettement moins strict qu’à Wimbledon où le double champion s’était fait recaler, il a pu y poser avec Sylvester Stallone et exhiber l’énorme nouveau tatouage dévoilé jeudi au million et demi de fans le suivant sur Instagram : "Une tête de lion africain, symbole du contrôle de ses émotions."

Le Monaco des champs

En forme, Hamilton sait qu’il devra signer la pole position cet après-midi pour ne pas compromettre ses chances de succès sur un tourniquet magyar, véritable Monaco des champs, où dépasser relève de la mission quasi impossible. Mais, même s’il se plaint toujours de freins avec lesquels il ne se sent pas à l’aise, Nico Rosberg sait qu’une grande partie du GP se jouera ce samedi en qualifications.

"Lewis est très fort mais je peux le battre, ici comme ailleurs", s’auto-motive l’Allemand. "Il faut juste réussir le week-end parfait. Vous savez, la F1 c’est un peu comme le blackjack au casino. Vous pouvez gagner sept fois d’affilée puis plus rien. Il y a des cycles. Il est clair que mon intention est de m’imposer dimanche."

Sur un tracé où la puissance moteur est moins prépondérante et l’appui aérodynamique plus important, les Williams auront du mal à briller autant qu’en Angleterre. On compte par contre plus sur les Ferrari, déjà à l’aise en Principauté. En coulisses, il se murmure même que ce rendez-vous pourrait être celui de la dernière chance pour Kimi Raikkonen et que le Finlandais pourrait être remplacé l’an prochain par son jeune compatriote Valtteri Bottas. Avec l’été, la saison des (bruits de) transferts a officiellement débuté…