Le champion en titre de Formule 1, le Britannique Jenson Button, a annoncé une saison 2010 "électrique" parce que très serrée, hier à Sakhir, où se déroulera dimanche le Grand Prix de Bahreïn, qui ouvre la saison.

"Cette saison va être si compétitive. Cela pourrait être l’une des plus excitantes de l’histoire de la F1. Faire partie de la course est déjà important", a commencé par expliquer Button, qui à l’intersaison a quitté Brawn GP, devenu Mercedes, pour McLaren. Il y a retrouvé le champion 2008, son compatriote Lewis Hamilton, alors que deux autres anciens champions sont présents sur la grille, l’Espagnol Fernando Alonso, titré en 2005 et 2006, passé de Renault à Ferrari, et surtout le septuple champion allemand Michael Schumacher (1994, 1995, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004), revenu chez Mercedes.

L’Allemand Sebastian Vettel et l’Australien Mark Webber, sur Red Bull, ont également leur carte à jouer, tout comme les coéquipiers d’Alonso et Schumacher, le Brésilien Felipe Massa (Ferrari) et l’espoir allemand Nico Rosberg (Mercedes).

"La compétition est très serrée. C’est ça qui la rend excitante. Pour les fans de F1, cette saison devrait être électrique. Si ce n’est pas le cas, alors nous aurons fait une erreur quelque part, a observé Jenson Button. C’est super d’avoir Felipe de retour après son accident terrifiant de l’année dernière (au GP de Hongrie à Budapest, NdlR). C’est génial de revoir Michael. Il me fait me sentir à nouveau jeune, a-t-il ironisé. Cela fait longtemps qu’il n’y a pas eu autant de pilotes compétitifs dans des voitures compétitives. C’est super à voir", a remarqué le Britannique.

L’ancien pilote de F1 Nigel Mansell a jugé que Lewis Hamilton aurait l’avantage en début de saison sur le champion sortant, son compatriote Jenson Button, dans leur duel fratricide au sein de l’écurie McLaren. "Je donnerais l’avantage à Lewis dans les six premières courses parce qu’il connaît l’écurie, l’équipe et la voiture. Il faudra quelques courses à Jenson pour améliorer sa vitesse. Mais après, il devrait y avoir une parité totale."

L’ancien pilote s’est réjoui de voir ce duel entre les deux derniers champions du monde "décidés à prouver chacun qu’ils sont le meilleur". Sacré en 1992 alors qu’il avait 39 ans, Mansell a mis en garde ses deux compatriotes contre le retour de Schumacher : "Avec Ross Brawn (NdlR : le directeur de l’écurie Mercedes) et Michael, tout est possible". (AFP)