Le Conseil mondial de la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA) a pris connaissance, mercredi, du rapport de 396 pages établi à sa demande par une commission de dix membres, pour faire toute la lumière sur l'accident du Français Jules Bianchi au Grand Prix du Japon, et proposer des solutions afin d'améliorer la sécurité des pilotes.

Ce rapport conclut que la Marussia de Bianchi, sortie dans le septième virage du Grand Prix du Japon le 3 octobre à Suzuka sur une piste détrempée, n'avait pas "suffisamment ralenti" pour éviter de perdre le contrôle de sa voiture, alors que cette portion du circuit avait été placée sous un double drapeau jaune".

Les enquêteurs (entre autres Stefano Domenicali, ex-dirigeant de la Scuderia Ferrari, et Ross Brawn, ancien team principal de l'équipe Mercedes) ont aussi établi qu'un cockpit fermé n'aurait pas permis d'éviter ce drame "à cause des forces très importantes impliquées dans l'accident survenu entre une voiture de 700 kg lancée à une vitesse de 126 km/h contre une grue de 6.500 kg".

La direction de course a, selon ce rapport, agi en suivant les règles de la Formule 1.

Le pilote Jules Bianchi, 25 ans, qui n'est plus plongé dans un coma artificiel, est toujours hospitalisé à Nice.