Bernie Ecclestone, en contact durant l'après-midi avec Pierre Van Vliet, le porte-parole du Royal Automobile Club de Belgique, voulait encore croire, hier au possible sauvetage de Francorchamps en vue de la saison de Formule1 de 2003. L'homme fort de l'automobilisme international se disait prêt à participer au sauvetage de Francorchamps, pour autant que la fumée blanche s'échappant cette nuit du toit de la Chambre soit celle de l'exception à la loi antitabac. `Si la pub tabac est à nouveau autorisée sur les F 1 en Belgique, je reprendrai mon bâton de pèlerin et j'irai revoir tous les responsables de teams´, promettait le ponte de la Formule 1, un septuagénaire considéré comme l'une des plus grosses fortunes d'Angleterre, mais surtout la personne la plus influente du milieu automobile...

`Le dernier conseil mondial du 1er octobre avait inscrit la Belgique au calendrier à la date du 31 août, disait Ecclestone. Mais sous réserve de l'accord unanime des écuries de rouler sans tabac. La commission F 1 a refusé cette idée. Mais si dorénavant la publicité pour les cigarettes devait être à nouveau permise, je ne vois pas pour quelle raison ils ne reverraient pas leur jugement.´

Intérêts commerciaux

Pourquoi? Parce que selon certains hommes et femmes politiques opposés au projet de loi voté hier, la FIA avait de toute façon l'intention de se débarrasser du Grand Prix de Belgique pour faire valoir ses intérêts commerciaux sous des cieux bien plus porteurs économiquement, comme la Russie, Dubaï ou même la Chine.

Argument fermement récusé par la FIA, d'autant plus que Spa présentait quelques arguments de poids en sa faveur.

Le circuit belge est un des trois circuits les mieux organisés du point de vue de la sécurité. Mais surtout, il est le Grand Prix préféré des pilotes. Selon un sondage informel, 20 des 22 conducteurs de monoplaces engagés la saison dernière en Formule 1 avouaient avoir `un faible´ pour le circuit ardennais...

© La Libre Belgique 2002