En établissant - la semaine dernière - un calendrier provisoire en vue du championnat du monde 2004 de formule un, le Conseil mondial de la Fédération international automobile (Fia) a suscité un regain d'espoir auprès de ceux qui souhaitent le retour du grand prix de Francorchamps. Mercredi, le Conseil d'administration de l'Intercommunale du circuit de Spa Francorchamps (ISF) a franchi un pas supplémentaire. Il a décidé «de s'engager dans l'organisation du Grand Prix de Formule 1 en 2004», franchissant ainsi «une étape essentielle dans la reconquête de cette épreuve prestigieuse», a annoncé le ministre wallon de l'Economie, Serge Kubla. «L'ISF reprendra les droits et obligations du contrat de concession actuellement détenu pas Spa Activities, société contrôlée par Bernie Ecclestone, président de la FOA (Formula One Administration)». L'Intercommunale du circuit de Spa Francorchamps aura la charge de finaliser les contrats avec les sponsors et les sociétés d'assurance afin de limiter le risque financier. L'engagement pris par l'intercommunale constituait, avec le vote par le Parlement fédéral d'une exception en 2004 à l'interdiction de publicité pour le tabac, l'une des deux conditions à remplir pour permettre la réorganisation d'un Grand Prix de Belgique sur le circuit spadois.

Tabac

La Fia conditionne en effet un retour du GP de Francorchamps au réaménagement de la loi belge relative à l'interdiction de la publicité sur le tabac. Pour ce faire, Philippe Monfils (MR) et Jean-Marie Happart (PS) ont déposé l'un au Sénat, l'autre à la Chambre, une proposition de loi qui vise à introduire un amendement à la loi de 1997. Elle devrait être adoptée sans trop de problème à la rentrée parlementaire, soit en octobre, période à laquelle la FIA doit arrêter définitivement le calendrier 2004 des grands prix. Mais, l'échéance est un peu juste, selon Serge Kubla, pour qui il est impératif d'envoyer des signes concrets à la Fia. «La loi devra être modifiée avant les vacances parlementaires dans la foulée des projets que devra faire passer le futur gouvernement. Si ce n'était pas le cas, le circuit de Francorchamps ne pourra pas accueillir de Grand Prix de Formule 1 en 2004».

© La Libre Belgique 2003