Alors que Citroën s’interroge sur son avenir dans un championnat du monde des rallyes manquant de promotion, Sébastien Loeb ne cache pas son intérêt pour d’autres disciplines. Etrangement, faute peut-être de réel concurrent à sa hauteur, l’Alsacien aux cinq titres et quarante-sept victoires mondiaux donne l’impression de tourner un peu en rond en rallye. D’avoir fait le tour de la question et de vouloir relever d’autres défis. Parmi ses pistes, celles des circuits avec un affrontement direct avec ses rivaux.

Ainsi, lorsque son partenaire Red Bull lui a proposé de participer à une véritable journée de tests F1 à Barcelone aux commandes de la RB4, le Français n’a pas hésité longtemps. "J’avais déjà piloté la Renault F1 durant une vingtaine de tours, seul au Castellet, avec une ancienne voiture et des pneus en béton, explique le jeune papa. Ici, c’était totalement et profondément différent."

"Seb" a eu en effet l’occasion de boucler 82 tours aux commandes d’une version 2008, le rallyman achevant sa journée avec le 8e chrono (sur dix-sept), coincé entre la BMW de Kubica et la Renault de Piquet, à moins de deux secondes de la meilleure "perf" de lundi à mettre à l’actif de la Toro Rosso du Japonais Takuma Sato.

"Je suis assez content de moi, souriait en fin de journée un Loeb au cou quelque peu endolori. Ce soir, je vais assurément bien dormir. Mais personne ne me voyait tenir plus de quarante tours. Et hormis Buemi, tous les jeunes aspirants à la F1 sont derrière moi"

Même si les temps des essais hivernaux n’ont pas une valeur significative, tout le monde ne roulant pas dans la même configuration, le coup de pub de Red Bull et de Loeb est plutôt réussi.

"D’autant que je sais là où je perdais encore du temps sur les meilleurs", s’exclamait un champion très enthousiaste. De là à l’imaginer disputer un jour un GP? "J’ai déjà 34 ans. C’est trop vieux pour la F1." Mais il existe d’autres pistes, comme le DTM (avec Citroën) ou la LeMans Series avec le prototype Peugeot 908 qu’il testera le 27 novembre.