La situation en Formule 1 est "complètement folle", avec deux nouvelles écuries, Virgin et Lotus, distancées vendredi du reste du peloton et deux autres, USF1 et Campos, qui pourraient ne pas participer au premier Grand Prix à Bahreïn, a commenté Mark Webber (Red Bull).

"J'ai toujours été convaincu qu'il fallait plutôt de la qualité que de la quantité (en F1). Aucun de nous ne serait d'accord d'avoir trois ou quatre écuries de niveau GP2 sur la grille avec nous. C'est ce que nous ne voulons pas", a déclaré l'Australien.

"On ne veut pas plus de compétiteurs avec moins de qualité. Mais je suis à fond pour qu'il y ait de nouvelles têtes, car personne ne restera éternellement en F1. Il le faut. Malheureusement, ces gens ne peuvent pas courir avant de savoir marcher", a-t-il poursuivi.

"Ils ont un challenge incroyable, car comment peut-on apprendre (des choses sur une voiture) quand on ne peut pas la tester ? Il est absolument clair que certaines écuries ne sont pas prêtes pour les premiers GP. (...) Certaines n'arriveront même pas à Bahreïn", a souri Webber. Les essais d'avant-saison ont été limités à quatre sessions et les tests privés sont interdits durant le Championnat pour réduire les coûts de la F1, ce qui complique la vie de toutes les écuries, les moins préparées étant les plus pénalisées, leur niveau de performance s'en retrouvant d'autant plus fragilisé.

"La situation est complètement folle. Il nous faut un nivellement. Quand remet-on en place la règle des 107 % (qui privait de course les pilotes ayant réalisé plus de 107 % du temps de la pole position, NDLR) ? Pourquoi cette règle a-t-elle disparu ?", s'est-il interrogé. "Là, il n'y a pas de limitation de temps. On peut être 10 secondes derrière les meilleurs et quand même concourir", a regretté l'Australien, réaffirmant cependant son attachement pour "les petites équipes".

"Cela a pris des années à Red Bull pour obtenir des résultats", a-t-il observé. "Des voitures clientes, comme les Toyota, rendent les choses bien plus simples", a remarqué Webber, en référence à l'écurie serbe Stefan GP, qui a racheté les monoplaces 2010 conçues par Toyota avant l'annonce de son retrait. Stefan GP postule pour une place en F1 dès cette saison.