Michael Schumacher entrera peut-être dans l'histoire au terme du Grand Prix de France, onzième épreuve du Championnat du monde de Formule 1, dimanche, sur le circuit de Nevers/Magny-Cours. Une nouvelle victoire, la huitième de la saison, la soixante et unième de sa carrière, permettra au pilote allemand d'égaler les cinq titres mondiaux de l'Argentin Juan Manuel Fangio... pour peu que Rubens Barrichello (Ferrari) ou Juan Pablo Montoya (Williams-BMW) ne termine pas à la deuxième place. Concentré sur un seul objectif, le succès, Michael Schumacher ne veut cependant pas encore penser au titre. `Que ce titre soit enlevé maintenant ou plus tard m'importe peu. Le principal pour moi est que cela arrive´, note l'Allemand. Le leader de la Scuderia sait qu'il dispose de tous les atouts. L'Allemand n'a-t-il pas déjà cinq succès à son actif dans la Nièvre? Un nouveau, dimanche, pourrait, outre le titre, lui permettre d'égaler un autre record, celui d'Alain Prost, vainqueur à six reprises du Grand Prix de France. Mais Michael Schumacher se méfie aussi de la concurrence, d'une réaction après la débâcle de McLaren et Williams à Silverstone. D'autant qu'à Magny-Cours, par un temps plus chaud qu'en Angleterre, les pneus Michelin pourraient aider les rivaux de la Scuderia à prendre le dessus. Les premiers essais, vendredi, ont d'ailleurs semblé confirmer cette tendance.

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