Michael Schumacher (Ferrari) a remporté dimanche le Grand Prix de Saint-Marin, 4e épreuve du Championnat, signant ainsi sa 85e victoire après avoir résisté de longs tours durant à Fernando Alonso (Renault).

Juan Pablo Montoya (McLaren-Mercedes) complète le podium. Il a devancé la seconde Ferrari de Felipe Massa et la seconde McLaren-Mercedes de Kimi Räikkönen.

Schumacher, qui s’était élancé de la pole position, a dû résister durant 28 tours - sur 62! - à la Renault d’Alonso, manifestement plus rapide. Ce final de Grand Prix rappelait étrangement la course de l’an dernier, mais à l’envers. En 2005, c’était en effet Alonso qui avait su empêcher Schumacher de passer.

Mais sur un circuit désuet où les monoplaces modernes ont énormément de mal à se doubler, le métier et le talent du septuple champion du monde lui ont permis de conserver la tête et de signer un victoire tant attendue par les supporters de Ferrari et par lui-même.

Si l’on excepte le GP des Etats-Unis l’an dernier, où Schumacher s’était imposé devant cinq monoplaces seulement, les écuries équipées de pneus Michelin n’ayant pas pris le départ, cette victoire du plus titré de tous les pilotes est la première obtenue à la loyale depuis le GP du Japon 2004!

Les effusions du pilote et de son patron Jean Todt s’aspergeant de champagne sur le podium en disaient long sur leur joie et leur soulagement.

En terminant deuxième, Alonso a néanmoins conforté son avance en tête du Championnat du monde, puisque ses rivaux les plus directs, son coéquipier Giancarlo Fisichella et Räikkönen ont terminé derrière lui.

Le Grand Prix de Saint-Marin a également été marqué par un spectaculaire accrochage au premier freinage. La Super Aguri de Yuji Ide a percuté par derrière la Midland de Christijan Albers qui s’est envolée, a effectué plusieurs tonneaux dont certains en l’air, avant de s’arrêter, à l’envers et disloquée, dans le gravier. Albers s’est extirpé manifestement sans dommages de l’épave.