© EPA

Moteurs

Schumi au septième ciel

O. d.W.

Publié le - Mis à jour le

ENVOYÉ SPÉCIAL EN ANGLETERRE OLIVIER DE WILDE

SILVERSTONE Pour la première fois depuis son succès lors du Grand Prix d'Espagne le 28 avril, Michael Schumacher a véritablement savouré une victoire hier à l'issue de la dixième manche du championnat de Formule 1. Honteux sur le podium du GP d'Autriche, encore un peu gêné au Canada, le pilote Ferrari s'est cette fois libéré, laissant exploser sa joie à sa descente de monoplace.

`C'est vrai, je suis particulièrement ravi´, commentait l'Allemand, à nouveau applaudi en salle de presse après une magnifique démonstration de pilotage et de tactique dans des conditions rendues très difficiles par une météo changeante. `Je n'ai jamais eu beaucoup d'occasions de faire la fête... ici´, rappelait-il alors que l'on s'attendait à ce qu'il fasse allusion à ces deux derniers mois pénibles depuis son hold-up autrichien. On se souviendra, en effet, de la confusion dans laquelle il était déjà monté sur la plus haute marche du podium à Silverstone voici quatre ans après avoir franchi la ligne d'arrivée dans les stands suite à une pénalité purgée au dernier moment. Et du terrible accident lui brisant la jambe et ses rêves de couronne l'année suivante.

Mais cette fois, les dieux du ciel furent avec le quadruple champion du monde du début à la fin. En éliminant d'abord de sa route son équipier Barrichello - à nouveau devant lui aux essais - dès le départ du tour de chauffe où le moteur de sa Ferrari cala à nouveau. En inondant ensuite la piste après une douzaine de tours durant lesquels Montoya, en pole pour la 4e fois consécutive, résista à ses attaques. Les Bridgestone, nettement plus efficaces dans des conditions mixtes que des Michelin à la dérive, firent ensuite une nette différence, Michael profitant d'un léger tout droit de son rival colombien pour prendre le large.

`Brawn a choisi pour moi´

`Les ennuis de Rubens m'ont facilité la tâche´, reconnaissait volontiers un Schumi retrouvant de sa fierté. `En début de course, sur une piste encore sèche, j'étais un peu plus rapide que Montoya mais je n'ai jamais trouvé l'ouverture. Il défendait adroitement sa position. L'apparition de la pluie, pas vraiment attendue (la météo annonçait seulement 20% de chance de précipitations) a tout changé. Nous savions depuis les essais libres de vendredi que les Bridgestone intermédiaires valaient au moins une seconde de mieux que les Michelin. Les conditions changeant à chaque tour, j'hésitais pourtant quant au choix à effectuer. Ross Brawn (directeur technique de la Scuderia) a pris la bonne décision pour moi. Cette victoire est aussi la sienne.´

Meilleure en piste (sauf en qualifications) quel que soit le temps, Ferrari s'imposa également ce dimanche dans les stands et les choix stratégiques. Et cette fois rien ne vint gâcher la fête. Michael Schumacher pouvait donc bien être au septième ciel après ce septième succès de l'année le rapprochant plus que jamais d'une 5e couronne que même une tornade ne pourrait plus l'empêcher de coiffer.

© Les Sports 2002

A lire également

Facebook

Cover-PM

cover-ci