MONZA Bien sûr, il lui faudrait un concours de circonstances favorables, sans doute un abandon ou un gros souci pour son principal rival, Juan Pablo Montoya. Mais mathématiquement, c'est possible. Michael Schumacher peut battre à jamais le record de 5 titres mondiaux actuellement partagé avec Juan Manuel Fangio dès le prochain GP des Etats-Unis, dans 13 jours, à Indianapolis. Pour marquer encore un peu plus l'histoire de la F 1 dès Indy, le pilote Ferrari devrait s'imposer en espérant que Raikkonen ne soit pas son premier dauphin et que Monti ne termine pas dans le Top 5. Ou alors terminer 2e en comptant que son principal rival n'inscrive pas plus qu'un point et que Kimi ne monte pas sur le podium. «Cela fait beaucoup de si, estimait lui-même hier le leader du championnat. La course au titre reste très ouverte et je serais déjà très heureux de conserver ma couronne au Japon.»

Car si Ferrari a visiblement bien redressé la barre, rien ne dit que les monoplaces rouges seront aussi compétitives en Amérique, les F 1 n'empruntant qu'une petite partie du légendaire ovale. «La F 2003-GA a volé à Monza car, comme à Silverstone, il s'agit d'un circuit nécessitant très peu d'appuis aérodynamiques», analysait l'ingénieur en chef de Williams Patrick Head, estimant après coup que son pilote n°1 avait commis une erreur en mettant trop d'aileron sur sa Williams-BMW ce qui le handicapa en vitesse pointe (5 km/h). «Mais dans l' Infield (partie intérieure) à Indianapolis, il en sera tout autrement.»

Un fait que ne niait pas le héros du jour: «J'espère que nous avons réussi à améliorer la situation et que l'on souffrira moins avec plus de charge aérodynamique. Même si la concurrence rêve logiquement du contraire, nous devrions être compétitifs lors des deux dernières courses», concluait Schumacher avant d'aller fumer un gros cigare dans un paddock bondé en compagnie d'un Jean Todt songeant déjà aux tests débutant demain ici même mais aussi à Jerez et à Fiorano.

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