C'est dans la poche. Pour la septième fois en huit ans, la première avec Toyota, Sébastien Ogier est devenu, cet après-midi en Italie, champion du monde des rallyes en décrochant sa 49e victoire en un peu plus de 150 départs, soit quasi un succès toutes les trois manches.

Arrivé à Monza avec un retard de 14 unités sur son équipier Elfyn Evans, le Français de bientôt 37ans (le les fêtera le 17 décembre) a profité de la sortie de route du Gallois sur la neige fraîche de laonzième spéciale et de la sportivité de son équipier venu de suite le prévenir du gros piège pour filer vers la victoire et ramener la couronne, la deuxième pour un pilote Toyota après Ott Tanak l'an dernier.

"Je suis très heureux, mais je ne veux pas trop montrer ma joie ni faire des bonds car il y a pas mal de gens qui souffrent dans le monde aujourd'hui et il faut rester décent," a déclaré Seb Ogier.

" Merci à Toyota et désolé pour Elfyn Evans qui a fait une belle saison. On tentera de remettre cela l'année prochaine."

Grâce aux deuxième et troisième places du champion sortant estonien et de Dani Sordo terminant la saison en force et remplissant à merveille son rôle de troisième homme, Hyundai garde son titre chez les constructeurs pour cinq unités face à Toyota.

Pas reparti dimanche après avoir été mis hors-course, Thierry Neuville termine une saison à oublier au 4e rang, son moins bon résultat au Mondial depuis 2015 (6e). Le Belge reste néanmoins le meilleur performer de l'année avec 28 scratches contre 26 au septuple champion.

N'ayant rien à perdre, Takamoto Katsuta s'offre le dernier scratch dans la Power Stage sur la 4e Toyota. Mads Ostberg est champion en WRC sur la Citroën C3-R, Jari Huttunen en WRC3 avec la Hyundai R5, tandis que Tom Kristensson est sacré champion Junior.