Le site turc de Motorsport.com a annoncé hier soir que le Rallye de Turquie (18 au 20 septembre) serait finalement avancé d'une semaine, selon le souhait de la FIA, afin de permettre le transport des voitures et infrastructures vers Ypres deux semaines plus tard. Un changement qui n'a pas encore été confirmé par le responsable rallye de la FIA Yves Matton et n'est toujours pas relayé sur la page internet de l'épreuve. Mais, selon de bonnes sources, tout continue à être mis en oeuvre pour l'organisation d'une manche du Mondial dans notre pays début octobre.

"Le calendrier actuel me convient bien", nous a confié par téléphone cet après-midi Thierry Neuville. "Avec Ypres en plus, ce serait le rêve. Ott Tanak va avoir sa course à domicile en Estonie, Seb Ogier a déjà le Monte-Carlo depuis toujours et j'aurais ainsi mon épreuve où je partirais grand favori car j'ai déjà roulé là-bas l'an dernier en WRC et je possède une bonne base de réglages."

Cheville ouvrière du Ypres Westhoek Rally prête à faire un pas de côté pour éviter les conflits d'intérêts, Alain Penasse a confirmé que tout était prêt pour accueillir le WRC. Mais ce n'est pas encore fait non plus. Cela dépend-il plus aujourd'hui de la Turquie ou de l'évolution dans notre pays du Covid-19 ? "Je crois que tout le calendrier dépend de l'évolution du virus et qu'il pourrait, hélas, encore y avoir des changements et des joutes annulées", poursuit le pilote Hyundai. "Moi je serai en tout cas à Ypres début octobre, mais j'espère que ce sera pour y disputer une manche du Mondial."

Encore faudra-t-il maintenant obtenir toutes les autorisations des bourgmestres des communes concernées. Pas évident en cette période où les rassemblements en extérieur sont limités à 200 personnes. Et on a vu hier que le bourgmestre de Zolder a interdit l'organisation d'une épreuve en circuit à huis clos suite à la découverte d'un nouveau foyer Covid-19 à Heusden. "Il faudra prendre des mesures comme en Italie où je m'apprête à disputer une épreuve dimanche. Le week-end dernier à Rome, le public était limité en nombre par zones, devait s'inscrire et donner toutes ses coordonnées pour assister à l'épreuve et porter un masque", conclut Thierry qui veut y croire.

Nous aussi bien sûr, même si, à deux mois de l'événement, rien ne peut être certain. Et nous sommes bien conscients, tout comme les organisateurs et la FIA d'ailleurs, qu'un oui aujourd'hui peut devenir un non dans quelques semaines si l'épidémie venait à nouveau à se répandre dans la région. "Je n'espère qu'une chose, c'est que nous ne devrons plus vivre un confinement total car l'économie déjà fort touchée ne s'en remettrait pas."