Thierry Neuville ne se sentait pas trop à l'aise sur ce rallye, « particulièrement dans les virages rapides », avait-il confié deux heures à peine avant s'être fait piéger dans un gauche en sixième à 160 km/h.

"C'est cela le rallye", expliquait-il après coup. "Je suis très déçu. Dans un gauche à 4 km environ de l'arrivée de l'ES8, des ornières s'étaient creusées après le premier passage. Je me suis bêtement fait jeter hors des traces. J'ai rattrapé l'auto mais l'arrière est sorti un peu large et j'ai heurté quelque chose qui a directement endommagé la suspension. La roue s'est couchée. Le triangle était cassé et j'ai de suis compris que c'était terminé pour nous. C'est une petite erreur très cher payée. "

Demain, il pourra repartir pour la deuxième étape avec un seul objectif : "Tout optimaliser pour la Power Stage où je viserai les cinq points bonus pour tenter de limiter la casse."

Car avec seulement encore 3 rallyes (Turquie, Sardaigne et Belgique) à disputer et 90 points à prendre après ce week-end, ses chances de titre sont considérablement réduites. "Il est clair qu'avec la situation actuelle et très peu d'épreuves pour se rattraper, il ne fallait surtout pas abandonner. Maintenant cela va être très compliqué, c'est sûr. Il reste à espérer que mes deux équipiers restent devant Seb Ogier. Après le Championnat du Monde des rallyes nous a déjà réservé bien des surprises et je continuerai à me battre tant que c'est mathématiquement encore possible. On a mieux travaillé que Toyota durant l'après confinement. On a bien évolué sur la terre. On sait qu'on pourra viser la victoire sur les trois dernières manches."

Un discours déjà entendu, hélas, quelques fois ces dernières années...