Cinq ans après le tragique accident de ski de Michael Schumacher, le média allemand FOCUS est allé à la rencontre de Stéphane Bozon, alors responsable de la coordination des opérations de sauvetage à Méribel.

L'homme se souvient bien de ce 29 décembre 2013. "Nous avons reçu l'appel des sauveteurs en montagne, qui ont pris soin de Michael Schumacher sur la piste.Ils nous ont dit qu'il avait atterri sur la tête et avait subi une grave blessure à la tête.J'ai immédiatement envoyé l'hélicoptère", explique-t-il. "On m'a dit que c'était Schumacher. Bien sûr, je le connaissais comme un grand pilote de course. Mais nous aurions aussi immédiatement envoyé l'hélicoptère s'il s'agissait d'une autre personne, cela n'avait rien à voir avec son importance."

Et cet hélicoptère, le pilote allemand a eu de la chance de l'avoir à disposition rapidement, comme le confie Stéphane Bozon: "L'accident s'est produit au milieu de la saison et à cette époque de l'année, il y a parfois plusieurs missions simultanées nécessitant un hélicoptère. Après tout, nous sommes responsables de plusieurs domaines skiables. Mais à ce moment-là, il n'y avait aucune autre utilisation, de sorte qu'un hélicoptère était immédiatement disponible. Nous n'avons pas eu à attendre. Cela aurait pu être pire pour lui si nous n'avions pas été là immédiatement."

Le coordinateur revient ensuite sur l'enquête menée pour déterminer les circonstances de l'accident. "J'ai vu la pierre que Schumacher avait rencontrée avec ses skis et la pierre qu'il avait frappée à la tête", décrit-il."La particularité était qu’il avait si peu neigé au cours des jours précédents que les cailloux étaient légèrement recouverts de neige, mais seulement avec une très fine couche. Il ne pouvait pas voir la pierre. Mais s'il avait neigé plus, Schumacher serait probablement juste passé au-dessus de la première pierre."

Enfin, il conclut sur une note d'espoir. "Je ne sais pas comment il va, mais je pense souvent à cet accident. J'aimerais entendre de bonnes nouvelles à propos de son état."