Quelle course aurait pu mieux résumer les onze ans de carrière de Michael Schumacher, ses 5 titres mondiaux et ses 61 victoires? Ayant laissé une 5e pole d'affilée à Montoya pour 23 millièmes (Schumi devrait pourtant encore en décrocher 19 pour égaler Senna !), le `plus grand champion automobile de tous les temps´ (?) a réussi à prendre la tête une première fois en ravitaillant un peu plus tard que le Colombien. Mais les commissaires sportifs ont a nouveau `cherché la petite bête´ en lui imposant de repasser par les stands pour avoir mordu la ligne blanche à la sortie de ceux- ci. Une vacherie de plus dans la carrière de Schumacher, qui en a connu d'autres. C'est bien connu, en sport, on n'aime pas ceux qui dominent trop outrageusement! Pourtant, à la force du poignet, le pilote vedette de la Scuderia est parvenu à redépasser Montoya, avant de buter sur un Raikkonen en grande forme. Comme souvent, Schumacher a alors reçu un coup de pouce du destin et a su en profiter, à la manière forte! Glissant sur l'huile laissée par le moteur de la Toyota de McNish, Raik- konen ne put, en effet, prendre le virage d'Adélaïde correctement et Schumi en profita pour reprendre la tête, en dépit des drapeaux jaunes agités. Une manoeuvre limite réglementairement mais qui résume à merveille le style culotté qu'il a su imposer en F 1. Est-ce un bien, un mal? C'est ainsi!

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