Woods. Son nom est Tiger Woods...

Avec ce fabuleux joueur, le golf trouve une deuxième jeunesse. Et ses adversaires s'inquiètent déjà pour leur palmarès... Le golfeur noir américain révolutionne le golf aussi bien sur un plan sportif que médiatique. Avec un palmarès déjà impressionnant, cet enfant de militaire est parti pour une série de victoire historique

Renaud Hermal

C'est un peu groggy que la planète golf s'est réveillée lundi matin. Non pas que le soleil généreux depuis plusieurs jours en Écosse ait fait place à une pluie fine mais bien à cause de la prestation incroyable, et dont on en reparlera encore longtemps, de ce diable de Tiger Woods. Car en réalité, à l'instar d'un Mike Tyson, le jeune prodige de 24 ans a littéralement assommé le golf mondial avec cette victoire historique à plus d'un titre sur l'Old Course de St Andrews.

Réalisant un Grand Chelem quatre ans à peine après être passé professionnel, Mister Woods a déjà marqué l'histoire de son sport mais aussi du sport en général. Tiger est actuellement au golf ce que Jordan était au basket, Mohamed Ali à la boxe, Pelé au football et Merckx au vélo. En étant sacré champion du British Open, l'Américain rejoint, certes de manière précoce, le panthéon du sport mondial si bien que l'on est à présent en droit de se demander quel sera l'avenir du golf.

Le premier à se poser la question, quelques minutes à peine après que Woods ait été sacré, fut Nick Faldo. Victorieux a plusieurs reprises sur le terrain de St Andrews, le Britannique se montrait à la fois sceptique et admiratif : "Je pense que ce joueur évolue tout simplement dans un autre championnat. Tiger a, en quelque sorte, réinventé le golf avec des coups que l'on n'avait jamais vu auparavant. Il est un grand champion alors qu'il n'a pas encore 25 ans..."

En clair cela signifie que les deux prochaines décennies devraient lui être entièrement consacrées puisqu'il est prouvé qu'un golfeur peut remporter d'importants tournois jusqu'à ses 50 ans...

Paul Azinger, cinquième ex aequo, se pose dès lors une autre question essentielle. "Je ne sais pas très bien dans quelle situation se trouvent ses adversaires dont je fais partie. Le gros problème est que nous ne pouvons pas le contrôler. Dans tous les autres sports, il y a un moyen de pouvoir contrôler son ou ses adversaires. Sauf en golf..." Lors de ses 29 derniers Open disputés, Tiger Woods en a remporté 14 ! Voilà qui ne devrait pas trop aider les joueurs de la PGA.

Toutefois, ce fils de militaire, qui a appris le golf à deux ans en regardant son père s'exercer au swing dans un garage californien alors que lui restait sagement sur sa chaise, sait que le plus difficile reste à venir. Non pas qu'il doit confirmer quelque chose, c'est déjà fait, mais que le golf tient vraiment à pas grand-chose. On ne sait jamais ce qui se serait passé si samedi sur au trou 12, Ernie Els, deuxième, ne s'était fait piégé par un double bogey synonyme d'abandon pour le titre. Dimanche, lors des neufs premiers trous, Woods a pu sentir souffle de David Duval avant que ce dernier ne craque. David a très bien joué dimanche après-midi, mais il a eu moins de chance que moi sur deux ou trois coups dira d'ailleurs l'Américain. Et il en faut pour s'imposer, j'en ai eu beaucoup pour faire ce Grand Chelem, maintenant je pense que la porte est ouverte pour les autres."

Preuve s'il en est que le numéro 1 mondial reste lucide. À côté de son immense potentiel technique et physique, cette vision de l'esprit fruit d'une excellente éducation est aussi une arme qu'il utilise à merveille. Il est le premier à savoir que rien n'est jamais acquis. Du moins, il veut s'en persuader...


Lle golf prend une place de plus en plus importante dans le paysage sportif belge. Il y a 21 ans, on ne comptait que 5.200 membres au sein de la Fédération avec un total de 16 clubs. L’évolution fut croissante jusqu’au milieu des années 80 avec le premier gros “boum” : de 6.250 à 11.600 en trois ans avec la création de trois clubs. Le deuxième écart significatif eut lieu entre 87 et 89 avec un gain de 8.000 membres en deux années ainsi que la création de 38 clubs en trois ans. Aujourd’hui, la Belgique est confrontée à un sérieux problème. Le nombre d’amateurs ne cesse d’augmenter (36.600 en 99 pour 76 clubs) alors que le nombre de country-club stagne dangereusement : la demande est donc supérieure à l’offre et les listes d’attente dans certains clubs sont impressionnantes.