La règle du faux départ est absurde

La disqualification pour faux départ d’Usain Bolt n’a pas fini de faire parler. Cette sanction immédiate a ses partisans et ses détracteurs. La loi actuelle est en vigueur depuis janvier 2010.

La règle du faux départ est absurde
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La disqualification pour faux départ d’Usain Bolt n’a pas fini de faire parler. Cette sanction immédiate a ses partisans et ses détracteurs. La loi actuelle est en vigueur depuis janvier 2010.

La règle précédente, adoptée en 2003, prévoyait que l’athlète qui commettrait le deuxième faux départ serait exclu, même s’il n’avait été l’auteur du premier. L’IAAF voulut changer cela pour les télévisions, qui souhaitaient plus de spectacle, mais aussi afin que certains sprinters ne provoquent plus l’unique faux départ pour fausser le jeu. Et avant 2003, tout athlète avait droit à son propre faux départ et était exclu au second.

Faut-il changer la règle actuelle ? Nous avons interrogé différents spécialistes.

Maurice Greene : (triple champion du monde du 100m) : "La règle actuelle est stupide. Si les athlètes avaient le droit de voter, elle ne serait jamais passée. Être out dès le premier départ, c’est n’importe quoi. Il faut changer ce point absurde."

Rudi Diels : (entraîneur de Kim Gevaert) : "Le système est clair. Il a ses inconvénients, comme ceux qui l’ont précédé. Mais avant, un athlète qui n’était pas bon au départ pouvait provoquer un faux départ pour mettre la pression sur quelqu’un dont la mise en route était le point fort. Et puis, il n’est pas facile pour un sprinter de devoir retrouver sa concentration à plusieurs reprises."

Kim Gevaert : (ancienne sprinteuse belge). "Il y a tant de tension et de bruit au départ d’un 100m que je suis favorable à la loi qui était en vigueur entre 2003 et 2010. C’était un bon compromis."

Elodie Ouedraogo : (athlète belge, 400m haies). "Exclure quelqu’un du premier coup est trop dur. Il faut lui laisser une deuxième chance car tout le monde travaille durant des mois pour arriver en finale."