Jeux olympiques : le podium des tricheurs

Naïfs, audacieux, voire désespérés, les sportifs des J0 oublient régulièrement que l’important est surtout de participer. Et pour tricher, il n’y a parfois même pas besoin de dopage…

JO
©REPORTERS
Sophie Devillers

Naïfs, audacieux, voire désespérés, les sportifs des J0 oublient régulièrement que l’important est surtout de participer. Et pour tricher, il n’y a parfois même pas besoin de dopage…

L’histoire des Jeux olympiques est émaillée de tricheries en tous genres. Voici notre podium des plus pitoyables tricheurs depuis 1896. Et même pas besoin de dopage…

1. Médaille d’or. C’était un colonel du KGB, et cela se passait durant la guerre froide. Forcément, sa tricherie ne pouvait qu’avoir l’air d’avoir été pensée par un émule soviétique de "Q". Boris Onischenko, un pentathlète soviétique présent aux JO de Montréal, et participant à l’épreuve d’escrime, truqua son épée, afin de faire enregistrer une "touche" chaque fois qu’il poussait sur un bouton caché sur la poignée. L’artifice fut découvert lorsque son arme fit s’allumer la table de marque, alors que son adversaire, le Britannique Jim Fox, était en train de reculer, et ne pouvait clairement pas être atteint. Les juges examinèrent l’épée, et découvrirent l’ingénieux pot aux roses. Celui qui était le grand favori fut disqualifié.

2. Médaille d’argent. Le récit - ou faut-il ici parler d’intrigue ? - pour cette médaille d’argent éveillerait la paranoïa chez n’importe quel spectateur de la grande fête du sport. Aux JO de 1984, à Los Angeles, la Portoricaine Madeline de Jesus participait à la compétition d’athlétisme. Manque de chance, elle se blesse à un tendon lors du saut en longueur. Mais coup de bol, Madeline a une jumelle, Margaret. Egalement athlète, celle-ci est présente à L.A. en tant que spectatrice. Hé bien, Margaret jouera le rôle de Madeline sur la piste ! L’athlète enrôle sa jumelle à sa place pour les qualifications du relais 4x400 m. Et ça marche : Margaret-Madeline passe le tour. Mais l’entraîneur découvrira la supercherie et, furieux, retirera son équipe de la finale.

3. Médaille de bronze. L’histoire des tricheries des Jeux olympiques commence en fait avec les JO eux-mêmes. Et avec l’épreuve reine, le marathon. Même si la distance ne fait "que" 38 km en 1896, le coureur arrivé troisième de l’épreuve fit une partie du parcours… à l’arrière d’une charrette. Spyridon Belokas fut disqualifié. Huit ans plus tard, c’est carrément une automobile qu’empruntera Fred Lorz, le "vainqueur" du marathon aux JO de Saint Louis. Arrivé second, l’Américain Thomas Hicks avait, lui, pris un stimulant à base de sulfate de strychnine, de blanc d’œuf et de cognac. Potentiellement mortel, mais légal à l’époque. Celui-là conserva donc sa médaille.


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