Pas de miracle pour Louis Croenen, éliminé en demi-finale du 200m papillon

Le Belge a terminé 8e et dernier de sa course.

Pas de miracle pour Louis Croenen, éliminé en demi-finale du 200m papillon
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Belga (avec Rédaction)

Louis Croenen n'a pas réussi à se qualifier pour la finale du 200 mètres papillon, mardi aux Jeux olympiques de Tokyo. Il a terminé 8e de la première demi-finale, remportée par le Sud-Africain Chad Le Clos en 01:55:06. Le Belge a nagé sa demi-finale en 01:56:67, en dessous de son record de Belgique (1:55:39).

Contrairement à ses habitudes, Croenen est parti en boulet de canon, virant en 2e position au 50m et au 100m, avant de craquer en fin de course.

Louis Croenen ne disputera donc pas sa seconde finale olympique dans sa carrière, après avoir réussi cette performance en 2016, aux JO de Rio. Il s'était alors classé 8e de la finale.

Pour son coach, une demi-finale sur 200m papillon était le "maximum"

Ronald Gaastra n'avait rien à reprocher à son nageur Louis Croenen à l'issue des demi-finales 200m papillon. "Il était le 20e temps des inscrits, il repart 16e", a expliqué le coach belge. Louis Croenen a tenté "quelque chose" en partant très rapidement, mais le Campinois s'est essoufflé dans les 50 derniers mètres.

"Il est bien parti, peut-être un peu trop vite, bien que ce soit facile à dire par après. Il l'a payé dans ses cinquante derniers mètres. C'est dommage"', a analysé Ronald Gaastra. "D'autant plus alors que l'on voit que 1:55.3 suffisait pour la finale. C'était aussi mon estimation. Un temps réalisable, j'en suis convaincu. Après coup, s'il était parti un peu plus tranquillement pour en garder dans les 50 derniers mètres, ça serait peut-être passé. Mais avec des 'si'..."

Louis Croenen espérait améliorer son record de Belgique, mais cela ne se fait pas sur commande, souligne Gaastra. "C'est compliqué, surtout dans ce genre de course. Tu nages aussi pour une place en finale. C'est une autre manière de voir la course."

Le nageur belge ne disputera donc pas la finale contrairement à ce qu'il était parvenu à faire cinq ans plus tôt à Rio. "Je pense que la demi, c'était le maximum. Il avait le 20e temps des inscrits et repart 16e. On reste fixé sur son temps de 2015 (lorsque Croenen avait signé son record de Belgique aux Mondiaux de Kazan), mais c'était il y a six ans. Il a aujourd'hui six ans de plus et ça joue dans sa récupération. C'est en fait une bonne saison pour lui. Il s'est amélioré de 1:56 à 1:55. Sans aller chercher le record de Belgique, mais les Jeux ne sont pas une compétition qui se prête à cela."

A Tokyo, Croenen est encore attendu sur le 100m papillon. "Il ne sera pas facile d'inverser la tendance", reconnaît Gaastra. "Mais c'est secondaire pour lui. Il doit en ce moment gérer ses émotions. Il pourra repartir après. En espérant qu'il puisse approcher son meilleur temps, mais même dans ce cas de figure, ce ne sera probablement pas suffisant pour rejoindre les demi-finales.