JO 2020: après l'affaire Tsimanouskaya, le Bélarus promet de défendre sa délégation contre "toute discrimination"

Le Comité olympique bélarusse s'est dit prêt vendredi à défendre sa délégation contre "les discriminations", deux entraîneurs ayant été sanctionnés aux JO de Tokyo après qu'une athlète a dit avoir été menacée d'être rapatriée de force au Bélarus.

JO 2020: après l'affaire Tsimanouskaya, le Bélarus promet de défendre sa délégation contre "toute discrimination"
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L'organisation olympique bélarusse a fait savoir sur Telegram qu'elle continuerait de "protéger les intérêts de tous les athlètes et entraîneurs contre toutes les formes de discrimination", après que le Comité international olympique a retiré les accréditations de deux entraîneurs pour les JO en raison de leur rôle dans l'affaire Krystsina Tsimanouskaya.

Le Comité bélarusse, qui est dirigé par l'un des fils de l'autoritaire président Alexandre Loukachenko, note que la sanction du CIO est "provisoire" et que "le procédure se poursuit".

"Nous sommes ouverts à la poursuite du dialogue et collaborons étroitement avec le CIO pour comprendre les raisons de la décision qui a été prise", poursuit-il, assurant que les deux responsables sanctionnés allaient rentrer à Minsk et se "réservent le droit de faire appel".

Krystsina Tsimanouskaya, spécialiste du 100 et du 200 m, avait affirmé dimanche dernier avoir échappé à un rapatriement forcé au Bélarus, quelques jours après avoir ouvertement critiqué la Fédération d'athlétisme de son pays qui l'avait inscrite pour le relais 4x400 m sans l'en aviser au préalable.

Craignant de se retrouver en prison si elle rentrait au Bélarus, elle avait obtenu l'aide du CIO et une protection policière alors qu'elle se trouvait à l'aéroport de Tokyo-Haneda.

Krystsina Tsimanouskaya, 24 ans, s'est ensuite réfugiée deux nuits à l'ambassade de Pologne dans la capitale japonaise, avant de rallier mercredi la Pologne, qui lui a accordé un visa humanitaire.

Le Bélarus est le théâtre depuis un an d'une vaste répression d'un mouvement de contestation d'ampleur historique contre la réélection en août dernier de M. Loukachenko, au pouvoir depuis 1994. Des milliers d'opposants, dissidents ou simple manifestants ont été arrêtés ou contraints à l'exil.

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