Mieke Gorissen fond en larmes en apprenant qu'elle termine à la 28e place au marathon: "Je n’en reviens pas"

Mieke Gorissen a terminé à la 28e place du marathon dames en 2h34:24 des Jeux Olympiques de Tokyo à Sapporo samedi.

Mieke Gorissen fond en larmes en apprenant qu'elle termine à la 28e place au marathon: "Je n’en reviens pas"
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Une place inattendue pour la Limbourgeoise qui a fondu en larmes au micro de Sporza en apprenant son classement. "Je n'en reviens pas, j'étais déjà contente d'avoir atteint l'arrivée."

"J'ai atteint mon objectif et je peux en être fière", a ajouté Gorissen. "J'ai simplement pensé à avancer pas par pas et aussi à mon mari. Il doit aussi être content. Je l'ai appelé hier soir en pleurant car je paniquais après que le départ a été avancé d'une heure et cela perturbait mon planning."

Professeure de mathématique et de physique dans le Limbourg, Gorissen, 38 ans, est une amateure et participait à sa première grande compétition internationale à Tokyo. "J'ai commencé un peu trop vite et j'ai commencé à ralentir mon rythme au niveau du kilomètre 12. J'ai ensuite rattrapé d'autres concurrentes et cela m'a donné un boost. En arrivant au pointage des 30 kilomètres, j'ai commencé à me rendre compte que j'allais arriver au bout. Je n'aurais pas osé le parier."

Notons que l'autre Belge engagée, Hanne Verbruggen, a pris la 49e place en 2h38:03.

Doublé kényan, mais Jepchirchir surprend Kosgei durant le marathon à Sapporo

Doublé kényan, mais ordre inattendu au bout du marathon féminin: Peres Jepchirchir a été sacrée championne olympique devant Brigid Kosgei, détentrice du record du monde et favorite.

Jepchirchir, 27 ans et qui a donné naissance à une petite fille à l’automne 2017, s’est imposée en 2 h 27 min 20 sec, avec 16 secondes d’avance sur Kosgei, elle mère de jumeaux de huit ans, et 26 sec sur l’Américaine Molly Seidel, médaillée de bronze.

Délocalisé à Sapporo, sur décision du CIO à l’automne 2019, comme les quatre autres courses sur route à la recherche de conditions météo plus clémentes, mais finalement comparables à celles de la capitale japonaise, le marathon féminin a été avancé d’une heure à la dernière minute et s’est élancé dès 06h00 du matin.

Le départ a été donné sous 25 degrés et 84% d’humidité. Deux heures plus tard, à huit heures, il faisait déjà 29 degrés pour 69% d’humidité.

"Il faisait tellement chaud, ce n'était pas facile. Je suis juste soulagée d'avoir réussi à m'en sortir dans ces conditions", apprécie Jepchirchir, reconnaissable à son style atypique, penché en avant et balancé d'un côté sur l'autre.

La première surprise de la course est venue de la défaillance de la troisième Kényane engagée, la championne du monde en titre Ruth Chepngetich, lâchée du groupe de tête d’une dizaine de coureuses peu avant le passage du trentième kilomètre, et qui a abandonné.