"J’ai eu l’idée d’abandonner pendant un moment. Mais je l’ai fait !" : cette coach sportive est la première femme à avoir traversé la Côte belge à la nage

Malgré des conditions météorologiques détestables, le périple s’achève après 18 heures et 45 minutes d’effort.

"J’ai eu l’idée d’abandonner pendant un moment. Mais je l’ai fait !" : cette coach sportive est la première femme à avoir traversé la Côte belge à la nage
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P.M. (st) avec Belga

"J'ai eu l'idée d'abandonner pendant un moment. Mais voilà, je l'ai fait !". Un exploit invraisemblable que Marieke Blomme n'est pas près d'oublier.

À 40 ans, cette coach sportive, originaire de Mariakerke près de Gand, vient de réaliser une performance d’une rare adversité : devenir la première femme à traverser la Côte belge à la nage. Son exploit a été confirmé jeudi 19 août par la fédération flamande de natation.

La veille, la nageuse s’est élancée depuis La Panne à 7h11.

L’objectif ? Rejoindre, en moins de 18 heures, la frontière néerlandaise 67 kilomètres plus loin.

Toutefois, malgré un report de la traversée de 48 heures, pour cause de mauvais temps, le jour-j les conditions météorologiques demeurent exécrables. "Il y avait beaucoup de vagues, surtout près du mur de Zeebrugge. Je pouvais à peine passer", relate Marieke Blomme.

Pourtant, au mépris du vent, de la houle et du courant ligués contre elle, la nageuse parvient à relier Knokke-Heist aux alentours de 2h15 le matin du 19 août, soit 18 heures et 45 minutes après son départ.

Certes, le retard concédé, par rapport à l’objectif initialement fixé, est de 45 minutes.

Néanmoins, il s’agit de la traversée la plus rapide jamais réalisée : quatre heures de moins que Matthieu Bonne, maître-nageur, précédent détendeur du record depuis septembre 2020.

Pour cette sportive chevronnée, passée entre autres par la pratique de l’équitation, du karaté ou du trekking, rien n’a été laissé au hasard. Durant toute la durée de l’épreuve, un bateau, naviguant à ses côtés, lui a assuré un ravitaillement méthodiquement étudié. Il était impérieux de lui fournir suffisamment d’énergie pour affronter, tout au long de l’effort, les 19 degrés Celsius de la mer du Nord.

Par ailleurs, au-delà du simple exploit personnel, son défi visait surtout à récolter des fonds pour deux associations caritatives : l’une encourageant l’égalité des chances dans le sport, et l’autre favorisant l’inclusion des personnes porteuses d’un handicap dans le sport d’hiver.

Un exploit plus qu’honorable qui ne laissera pas indifférent les passionnés de sport et les futurs compétiteurs avertis.

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