Tokyo transmet le drapeau à Paris lors de la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques

La maire de Paris Anne Hidalgo a reçu le drapeau paralympique des mains du président du comité international paralympique (CIP) Andrew Parsons lors de la cérémonie de clôture des Jeux dimanche à Tokyo.

Tokyo transmet le drapeau à Paris lors de la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques
©AP
AFP

Cette transmission de relais symbolique entre Tokyo et Paris par l'intermédiaire du CIP est marquée par une fête de passation dans la capitale française qui accueillera la 17e édition des Jeux paralympiques d'été dans trois ans (28 août-8 septembre 2024), une première en France.

Quatre semaines précisément après la clôture des JO, la cérémonie de dimanche tourne la page de l'histoire contrariée des Jeux de Tokyo reportés d'un an et menacés jusqu'au bout par la pandémie de Covid-19.

"Ces Jeux n'ont pas seulement été historiques, ils ont été fantastiques", a souligné Andrew Parsons louant les "athlètes qui ont battu les records et gagné les coeurs".

A l'issue de cet ultime jour de compétition, 539 médailles d'or ont été attribuées en douze journées, dont 96 à la Chine qui domine le tableau des médailles comme à chaque édition depuis 2004.

EN IMAGES: Peter Genyn porte-drapeau des Belges à la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques

Plus que des chiffres, des images et des émotions fortes auront marqué ces Jeux organisés dans des conditions inédites. Celles des sacres paralympiques de l'escrimeuse italienne "Bebe" Vio ou du sauteur allemand Markus Rehm, au surnom de "Blade Jumper", refoulé des Jeux olympiques en raison de ses lames de prothèses en carbone.

Sous les dernières lueurs de la flamme paralympique avant son extinction, les drapeaux des 163 délégations ont défilé dans le Stade national.

Pris au piège jusqu'au dernier moment dans Kaboul tombée aux mains des talibans et privés de cérémonie d'ouverture, les deux athlètes afghans ont porté celui de leur pays, une main chacun sur le mat. La conclusion de leur périple ayant marqué ces Jeux, de leur fuite in extremis à l'annonce surprise de leur arrivée au Japon pour participer à la compétition.

Entre les membres de délégation, les officiels, les invités et les médias, environ 5.000 personnes étaient réunies dans le stade. Un spectacle bariolé et coloré, mise en scène d'un désordre organisé, a été proposé au milieu d'un décor évoquant le paysage urbain de Tokyo, "une ville où les différences brillent", selon le thème de la cérémonie dont aucun spectateur n'a pu profiter.

La dernière vague épidémique ayant frappé le Japon a eu raison du public, dans les sites paralympiques, comme du Premier ministre Yoshihide Suga dont la popularité s'est effondrée, pour sa gestion de la crise sanitaire comme pour son entêtement à organiser les Jeux.

Une petite foule en revanche a assisté à la cérémonie à Paris dans les jardins du Trocadéro où la Marseillaise en "chant-signe", un mix composé avec les yeux et une chorégraphie étaient proposés en présence de médaillés paralympiques revenus de Tokyo.

"Il y aura une émotion particulière avec la passation du drapeau (paralympique, ndlr)", décrivait en conférence de presse dans la journée le directeur général de Paris-2024 Etienne Thobois. "C'est un moment particulier parce que l'on réalise que c'est à notre tour,. On le fait avec un peu d'appréhension mais beaucoup de détermination."

A trois ans de l'échéance, le président de son comité d'organisation juge Paris-2024 prêt. "Le CIP est pour l'instant très positif", a assuré à l'AFP Tony Estanguet, lors de sa visite à Tokyo. "Dès qu'on passe un cap, comme lors de la passation olympique entre Tokyo et Paris, ils nous disent qu'on est un cran au-dessus, qu'on propose des choses nouvelles".

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