Brussels Padel Open: Belasteguin et Coello, ensemble dans la difficulté

Malmenés en quart, les deux joueurs aux 22 ans de différence font preuve d’une impressionnante complicité.

Scott Crabbé
Brussels Padel Open: Belasteguin et Coello, ensemble dans la difficulté

À son entrée sur le court, les regards se sont posés sur Arturo Coello entre attendrissement et étonnement. Du haut de ses 20 ans, l’Espagnol a surpris ceux qui cloisonnaient le padel dans la case des sports délaissés par les jeunes. Si la pratique connaît un boom en Belgique, elle est depuis longtemps implantée en Espagne. Ce qui explique l’éclosion de talents précoces. Le mot n’est pas trop fort quand on sait que Coello s’est lancé sur le circuit quand il n’avait que 15 ans. Il y a deux mois, il est même devenu le plus jeune joueur de l’histoire à remporter un Open.

Un titre qui en appelle d'autres, tant sa collaboration avec la légende argentine Fernando Belasteguin semble optimale. Désormais âgé de 42 ans, Belasteguin prend beaucoup de plaisir à guider l'actuel numéro 15 mondial qui aurait pu être son fils. "C'est vrai que Fernando me voit un peu comme ça. Pour moi, on a une relation de père-fils, de frères et d'amis."

Plus forts que les mots, les regards échangés entre les deux tout au long du match en disent long. Jeu après jeu, Bela ne cesse d’encourager son partenaire et de lui transmettre sa force tranquille. Un caractère bienvenu dans ce quart de finale où les nerfs ont été mis à rude épreuve. Menant confortablement 6-2 2-0, les deux comparses ont subi la remontada de la paire Argentine Chingotto-Tello (neuvième au classement mondial) qui a enlevé le deuxième set au tie-break et a mené 4-1 dans la manche décisive.

Après le calme affiché jusque-là, Coello a sorti de lui toute sa rage de vaincre, contribuant grandement à l'ultime rebondissement. La victoire arrachée 7-5 efface les derniers regards de curiosité pour laisser place à la folie. Maintenu dans le match par Bela, l'Espagnol confirme : "Ce sont des moments très importants pour la suite de ma carrière."

Mais avant de se projeter sur une place de numéro un mondial que certains lui promettent déjà, le natif de Valladolid profite de l'instant présent. "Quand le tournoi sera terminé, je vais me jeter sur les gaufres de Bruxelles, je rêve d'en goûter une."

Vu la spirale positive, ce ne sera peut-être pas encore pour aujourd’hui.