Jacques Borlée savoure la médaille mondiale des Belgian Tornados à Eugene : "C’était la course parfaite"

L’entraîneur de l’équipe de relais 4x400m ne veut cependant pas se reposer sur ses lauriers à un moins d’un mois des championnats d’Europe.

Jacques Borlée savoure la médaille mondiale des Belgian Tornados à Eugene : "C’était la course parfaite"
©PHOTONEWS

Sa voix un peu éteinte témoigne de l’enthousiasme dont il a fait preuve pendant la finale de son équipe. Jacques Borlée était un coach heureux à l’issue de la finale du 4x400m aux championnats du monde où ses hommes ont remporté la médaille de bronze.

Jacques Borlée, vos hommes ont-ils livré la course parfaite ?

"Pour moi, oui ! La course s’est déroulée comme je l’avais anticipée et dans des conditions loin d’être évidentes avec ce vent. Au final, c’est Trinité-et-Tobago qui nous retire la deuxième place. Mon homologue avait mis les plus rapides en deuxième et troisième position, je savais qu’avec Richards ils allaient nous embêter. Alexander (Doom) la joue bien mais il est obligé d’aller dans le deuxième couloir et de suivre la Jamaïque. Je savais que Powell était un peu moins bien, on recolle mais Taylor la joue de façon incroyable avec Kevin. Dylan s’est formidablement bien débrouillé dans ces conditions, Julien s’est rabattu idéalement en bloquant la France, Alex et Kevin ont fait une splendide course."

C’est une confirmation de la médaille de Doha 2019 et de votre titre mondial en salle...

"Oui, tout à fait, c’est une confirmation. C’est une continuité un peu dingue ! J’ai des athlètes magiques, j’ai des fils magiques, je suis très, très fier d’eux. La répétition de leur motivation, parfois contre vents et marées, c’est grandiose. En tant qu’entraîneur, je suis très heureux. On reste la meilleure équipe européenne mais je pense qu’à l’Euro de Munich les Anglais vous essayer de nous embêter. Ils veulent notre peau. Maintenant il faut que j’aie tout un team. Mon fils Jonathan s’entraîne de façon intensive, Sacoor revient progressivement. La fatigue va être très importante avec ce long voyage, il faudra voir qui sera en meilleure position dans quatre semaines et ça changera peut-être. On est un team avec huit athlètes, aussi Robin Vanderbemden, et je pense à ceux qui sont restés en Belgique. Mais je veux souligner aussi le fait qu’on a eu un stage de préparation parfait, à Irvine, c’est important. J’ai dit au COIB qu’ils devaient déjà réserver en vue des Jeux de Los Angeles en 2028…"

C’est votre 15e médaille, vous la savourez toujours autant ?

"Oui, absolument. D’abord, on est aux Etats-Unis, où on est fort appréciés. Et pouvoir terminer à nouveau derrière les Américains et les Jamaïcains, dont on se rapproche, ce n’est pas rien ! C’est magique. Mais il faut continuer à travailler, essayer de devenir encore plus forts et se remettre très vite en question."

L’enchaînement s’annonce compliqué.

"Oui, on est loin de nos proches, on a un décalage horaire énorme, on est au bout du monde ici. J’ai demandé à mettre les médaillés en premier classe parce qu’il va être très important d’avoir cette récupération pour partir le plus vite possible vers Munich. On va étudier l’opportunité d’effectuer encore un stage d’ici à l’Euro."