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L'édition 2011 des 24 Heures de Spa restera dans les annales à de nombreux points de vue : une soixantaine de voitures engagées, des qualifications exceptionnelles, une course à multiples rebondissements, plus de 60.000 spectateurs rien que pour les journées de samedi et dimanche, et au bout du compte, la victoire d'une Audi R8 LMS préparée par le team belge WRT managée par Vincent Vosse, et d'un pilote belge, Greg Franchi, qui a brillamment secondé ses équipiers d'un week-end Mattias Ekström et Timo Scheider.

Les quatre Audi couvées par l'usine et engagées par les teams WRT et Phoenix ont fait honneur à leur statut de favorites. Après une entrée en matière tonitruante des Porsche, les voitures d'Ingolstadt ont pris position en tête, les futurs vainqueurs s'installant au faîte de la hiérarchie dès la 10e heure de ronde. Les représentants du team Phoenix connaissaient moins de réussite, Marcel Fässler-Mike Rockenfeller-Andrea Piccini étant victimes d'un bris de boîte tandis que Christopher Haase sortait définitivement de la route.

Dès cet instant, Greg Franchi et ses équipiers filaient vers une superbe victoire au terme d'une course qui aura été exigeante envers les mécaniques. "Remporter les 24 Heures de Spa, c'est géant"», commentait le pilote liégeois. "J'ai vécu ce week-end une expérience magnifique, qui se termine de manière fabuleuse. Je pense que la fête qui nous attend sera du même niveau¿ " Une victoire complétée par la 4e place de sa sœur confiée à Filipe Albuquerque, Stéphane Ortelli et Bert Longin, handicapée en début d'épreuve par un bris de suspension.

Les marques allemandes ont monopolisé les trois marches du podium de ce double tour d'horloge, la BMW Z4 de Claudia Hürtgen, Edward Sandström et Dirk Werner terminant 2e devant la Mercedes SLS de Thomas Jäger, Kenneth Heyer et Stéphane Lémeret.

Après la mise hors-course de la Ferrari 458 de Michael Bartels, l'honneur de la marque au cheval cabré a été défendu par la voiture rescapée de la formation allemande menée par Matteo Bobbi, Frank Kechele et Giacomo Petrobelli, 5ème du général, mais aussi par la 458 des Français Ludovic Badey, Franck Morel, Guillaume Moreau et Jean-Luc Beaubelique, 6ème et lauréate de la Pro-Am Cup. Porsche en Gentlemen Trophy, Nissan en GT4.

Après les malheurs ayant frappé toutese ses 911 GT3-R, Porsche a vu son honneur sauvé par une petite formation belge, Level Racing, dont le team-manager Olivier Muytjens n'est pas prêt d'oublier la 17ème place finale et la victoire dans son équipage. Quant à la catégorie GT4 longtemps dominée par une Lotus Evora finalement trahie par son moteur, elle est revenue à la Nissan 370Z de Jonathan Buncombe, Jordan Tresson et Christopher Ward.

On retiendra également l'échec des Lamborghini Gallardo et les débuts problématiques des superbes McLaren MP4-12C. Sur les 62 voitures présentes au départ, 31 ont été classées, soit un taux de déchet de¿ 50% ! Une donnée illustrant parfaitement l'âpreté des débats.