Vous avez terminé 17e ce week-end à l'Open d'Espagne, soit votre meilleur position cette saison sur le circuit européen féminin. Cela répond-il à votre attente?

Sur le parcours de Salamanca, que je découvrais pour la première fois, j'ai réussi trois bons tours (71, 71 et 70, avec 16 par et 2 birdies lors de la dernière journée, NDLR), mais j'ai manqué de chance lors du deuxième tour. Au 15e trou, ma balle est en effet restée bloquée dans un arbre, ce qui m'a fait perdre deux coups. J'ai également moins bien putté ce jour-là. Je pense cependant que je reviens en forme pour ma 9ème saison sur le circuit européen, après quelques années en demi-teinte.

Qu'est-ce qui a changé dans votre jeu pour permettre ce retour à l'avant-plan?

Depuis plusieurs mois, je suis en `crise´ au niveau de mon putting, malgré de nombreuses heures d'entraînement sur les greens de mon club de l'Empereur (Ways). Au début de la semaine passée, mon père (Julio Tadiotto, NDLR), m'a accompagnée en Espagne et m'a aidée à résoudre ce problème. Il a remplacé mon frère en tant que coach. Je ne fais plus appel non plus aux services de Dick Harmon, qui m'a entraînée pendant cinq ans et qui me suivait exclusivement aux Etats-Unis. Quoi qu'il en soit, mon jeu est pour l'instant assez complet, ce qui m'a permis de terminer 31e à l'Open de Tenerife (début mai), même si j'ai craqué lors du troisième tour. Si je n'ai pas réussi à confirmer lors des Open d'Irlande et d'Italie, où les fatigues de nombreux voyages se sont fait sentir, tous les éléments commencent à se mettre tout doucement en place actuellement.

Quels sont vos objectifs d'ici la fin de la saison?

Je vais tenter de terminer dans le Top 30 européen, avant d'essayer les qualifications pour retourner sur le circuit américain. Si je ne suis pas en ordre utile pour le Masters Evian qui se déroule cette semaine, et qui n'est réservé qu'aux golfeuses ayant déjà remporté une compétition, j'espère par contre réaliser un bon British Open au début du mois d'août. A chaque fois que j'y ai participé, je n'ai en effet jamais réussi à franchir le cut (...). Gagner un tournoi ? Ce serait un must! Mais pour cela, il faut que je sois régulière durant les quatre jours, en évoluant à chaque fois sous le par. On verra si cela est possible lors des prochaines semaines. Soit en France (Arras), suivi de compétitions en Norvège et en Suède. (H.F.)

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