Les dirigeants grecs et responsables de l'organisation des Jeux Olympiques d'Athènes de 2004 ont lancé officiellement mardi le programme de recrutement des 60.000 volontaires requis pour la tenue des Jeux, lors d'une cérémonie dans un hôtel de la capitale.

Pour venir en aide aux millions de spectateurs des JO, à 16.000 athlètes et officiels et quelque 20.000 journalistes, la Grèce a prévu un programme de volontariat d'un coût de 25 milliards de drachmes (73 millions d'euros), a indiqué la présidente du Comité organisateur des Jeux d'Athènes 2004 (ATHOC) Gianna Angelopoulos-Daskalaki.

Un travail de «sensibilisation de l'opinion publique» sera mené dans les trois ans à venir, tandis qu'un «organisme stratégique» dirigé par un sociologue, Constantin Tsoukalas, sera chargé de mettre en oeuvre un «programme d'action» (formation, recrutement, etc.) qui débutera en avril prochain. Enfin, des tests d'organisation avec les volontaires auront lieu avant les Jeux.

PATRIOTISME

Lançant un appel au patriotisme de ses concitoyens, le Premier ministre, Costas Simitis, a souligné que l'organisation des Jeux constituait une «affaire nationale»

et un «défi» à relever. Tout en reconnaissant que la Grèce ne se distinguait pas par sa «tradition de volontariat», il s'est affirmé confiant dans «l'enthousiasme» des Grecs. Il a aussi souligné que les candidats, qui devront être âgés d'au moins 18 ans et parler au moins une langue étrangère, tireront de leur expérience, outre la «satisfaction morale et la reconnaissance publique» des bénéfices plus tangibles comme l'apprentissage de langues étrangères, une formation spécialisée et des bourses d'études.

En tant que Grecs, «nous sommes obligés de faire progresser les idéaux olympiques encore plus que les autres», a pour sa part affirmé Mme Angelopoulos-Daskalaki, soulignant que le «volontariat est une part constituante de l'immortelle idée olympique».

Les dirigeants de l'opposition, à l'exception des communistes, participaient également à cette cérémonie, devant un parterre de personnalités, dont le maire de la capitale Dimitris Avramopoulos, et des représentants des associations et syndicats.

De nombreux champions olympiques grecs étaient également présents, pour être proclamés officiellement «messagers du volontariat».

Le rival conservateur de M. Simitis, Costas Caramanlis, s'est engagé à mettre à contribution « toutes les forces (de son parti) pour le succès des Jeux». Il a toutefois mis en garde contre tout relâchement de l'effort, invoquant une étude selon laquelle six Grecs sur dix ne savent pas ce que signifie le volontariat et quatre sur dix ne sont pas prêts à participer à une telle activité.

Pour recruter des volontaires, l'ATHOC compte notamment sur la diaspora grecque à travers le monde (près d'un million de personnes vivant à Chypre, aux Etats-Unis, en Australie et en Afrique du sud), a indiqué la semaine dernière Mme Angelopoulos-Daskalaki. (AFP)

© La Libre Belgique 2001