Quatre ans après Aix-la-Chapelle et pour la première fois depuis leur création en 1990, les Jeux équestres mondiaux quittent l’Europe pour traverser l’Atlantique et rejoindre le Kentucky Horse Park (Lexington), où la compétition débutera le 25 septembre pour s’achever le 10 octobre. Comparables aux championnats du monde d’athlétisme, ces Jeux équestres mondiaux réuniront toutes les disciplines reconnues par la Fédération équestre internationale (FEI) : jumping, dressage, complet, endurance, reining, attelage et voltige se côtoieront donc sur un même site, au même titre - grande première ! - que le para-equestrian de dressage qui se déroulera au même moment que les compétitions pour cavaliers valides.

Dans ce décor, la Belgique espère connaître à Lexington la même réussite qu’à Aix-la-Chapelle en 2006. Pour rappel, notre pays y avait achevé les championnats du monde avec une quatrième place au classement général et trois médailles dont deux d’or : celles de Jos Lansink en saut d’obstacles et de Félix-Marie Brasseur en attelage. "Il est clair que nous serions déjà très heureux si nous pouvions revenir de Lexington avec la même récolte qu’à Aix-la-Chapelle", souligne Ingmar De Vos, secrétaire général de la Fédération (FRBSE) et chef de mission de la délégation belge aux Etats-Unis.

Par rapport à il y a quatre ans, la Belgique ne pourra néanmoins plus compter sur l’attelage (deux médailles en 2006) pour réitérer la performance d’Aix-la-Chapelle. Mais, notre délégation possède d’autres atouts cette année "Nous n’aurons personne en attelage et en voltige mais nous alignerons malgré tout une équipe dans les six autres disciplines. C’est une belle performance pour un petit pays comme le nôtre et nous en sommes très fiers", se félicite Ingmar De Vos.

Vu le coût de l’expédition (on parle d’un budget total de 750 000 euros), la FRBSE avait surenchéri sur les critères imposés par la FEI. Les couples cavalier/cheval souhaitant participer à ces Jeux équestres mondiaux ont dès lors dû répondre à des conditions pour le moins exigeantes avant de se retrouver au sein des vingt-cinq sélectionnés pour Lexington. "Et tous les chevaux ont encore dû passer un examen vétérinaire pour se voir accorder une place dans la délégation. Celle-ci a pas mal bougé ces derniers jours mais j’espère qu’il n’y aura plus de changements d’ici au décollage."

Et celui-ci, pour l’ensemble des athlètes européens, se déroulera à partir de l’aéroport de Bierset (Liège) où on attend près de 550 chevaux, les 17 et 29 septembre.