Le prince Alexandre de Mérode, né le 24 mai 1934 à Etterbeek, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi, vers minuit trente, dans un centre hospitalier belge, des suites d'une longue maladie, a annoncé mercredi le Comité Olympique et Interfédéral Belge .

Alexandre de Mérode était membre du Comité International Olympique (CIO) depuis 1964. Trois ans plus tard, ce diplômé en droit (UCL) et en philosophie et lettres (Facultés de Saint-Louis à Bruxelles) avait créé la commission médicale du CIO, dont il était encore le président. Une fonction qui lui avait permis de se faire un nom et une réputation grâce à sa connaissance pointue de la problématique du dopage.

Le prince Alexandre de Mérode a également été membre de la commission exécutive du CIO de 1980 à 1990, et vice-président du CIO de 1987 à 1990 et de 1994 à 1998.

Alexandre de Mérode siégeait, en outre, en tant que représentant du CIO, au Conseil de fondation de l'Agence mondiale antidopage (AMA).

Une crise au sein du Comité international olympique avait poussé Alexandre de Mérode à donner sa démission de son poste de président de la commission médicale en mai 2000. Il avait toutefois accepté de retirer cette démission à la demande du président du CIO, Juan Samaranch.

Le prince de Mérode était enfin très actif au sein d'instances sportives belges: président du Conseil Supérieur Francophone pour le Sport, président de la Fédération Belge des Parachutistes, membre du conseil d'administration du COIB, etc.

«Par sa disparition, le Mouvement Olympique perd un grand défenseur de l'intégrité du sport et de l'athlète », a réagi mercredi le COIB. Un homme «qui s'est dévoué aux idéaux du Mouvement Olympique en accordant une attention toute particulière pour la formation des jeunes et la problématique du dopage ».

«Le mouvement olympique a perdu un homme exceptionnel. Avec son charisme et sa conviction, le prince de Mérode a été toute sa vie un fervent défenseur des valeurs olympiques », a par ailleurs déclaré le président du CIO, Jacques Rogge.

«Il a été un des pionniers du combat contre le dopage en créant la commission médicale en 1967. Ses idées et son dévouement ont collaboré au lancement du combat ininterrompu contre le dopage et contre toute autre activité qui endommage l'intégrité du sport. Nous avons perdu un collègue remarquable, un humaniste au service du sport », a encore ajouté Jacques Rogge.