Les quelque mille participants à la Conférence de Copenhague, représentant le mouvement sportif, les instances politiques et les organisations antidopage, ont adopté mercredi une «résolution» approuvant de manière informelle le Code mondial antidopage.

Ce Code, qui vise à harmoniser les réglements et procédures antidopage dans tous les sports et tous les pays, avait peu auparavant été officiellement et à l’unanimité reconnu par le Conseil de fondation (organe dirigeant, 36 membres nommés pour une moitié par le mouvement sportif, pour l’autre par les Etats) de l’Agence mondiale antidopage (AMA).

La résolution, votée par acclamations, n’a pas été soumise à la signature des délégués à la Conférence. Elle définit le Code comme constituant le «fondement de la lutte contre le dopage dans le sport à l’échelle mondiale».

Elle prévoit que les instances sportives «confirmeront leur acceptation du Code en signant une déclaration formelle après approbation par chacune de leurs autorités compétentes». Ces fédérations devront entreprendre la mise en oeuvre du Code avant le premier jour (13 août) des jeux Olympiques 2004 à Athènes.

La résolution prend acte d’une «déclaration» des gouvernements «reconnaissant le rôle de l’AMA et lui apportant leur soutien» ainsi qu’au Code.

Les pouvoirs publics s’engagent également à «promouvoir la coopération internationale et inter-gouvernementale en faveur de l’harmonisation des politiques et procédures antidopage».

Ils soutiennent «un processus défini dans le temps devant aboutir à une convention, ou instrument de droit équivalent», leur permettant de mettre en oeuvre le Code d’ici aux JO d’hiver 2006 à Turin.

La résolution engage enfin le mouvement olympique d’une part, les Etats de l’autre, à continuer de financer, chacun pour moitié, le budget de l’AMA (21 millions de dollars/euros en 2003).