Quelques jours après le NBA Europe Live, c'est au tour de Michael Jordan, mythe vivant du basket-ball, de venir sillonner l'Europe pour promouvoir sa marque de vêtements et de chaussures: première étape mardi et mercredi à Paris.

C'est la quatrième fois que "Sa Majesté" fait halte sous la Tour Eiffel. A sa dernière visite, en 1997, on avait frisé l'émeute lorsque, bardé alors de cinq titres NBA (un sixième suivra un an plus tard), il est venu jouer deux matches d'exhibition à Bercy avec ses Chicago Bulls.

Cette fois, trois ans après sa retraite, l'engouement est évidemment moins fort, même si la simple évocation de son nom suffit encore à faire brasiller les regards.

A Paris, il tiendra mardi soir une conférence de presse avant de lancer le lendemain à Coubertin le "Jordan Classic", un concours qui réunit les trente meilleurs jeunes basketteurs français (moins de 16 ans) sous forme d'ateliers.

L'entreprise se déplacera ensuite à Londres (19 octobre), Hambourg (20), Berlin (21), Barcelone (22-23) et Milan (24-25). Le meilleur jeune de chacun de ses camps sera invité pour une grande "finale mondiale" le 21 avril 2007 au Madison Square Garden de New York.

Voilà pour la partie basket. Pour le reste, chaque occasion sera bonne pour glisser un mot sur sa nouvelle chaussure et sa marque "Jordan Brand", filiale de Nike qu'il gère depuis 1997. Car, après avoir définitivement pris sa retraite de joueur en mai 2003, Jordan, âgé aujourd'hui de 43 ans, s'est mué en homme d'affaires, un exercice dans lequel il se montre cependant moins brillant qu'autrefois sur le parquet.

Rêve de propriétaire

Son grand rêve est de devenir propriétaire d'une franchise NBA, ce qui s'avère beaucoup plus compliqué que prévu, malgré une fortune personnelle estimée à plus de 400 millions de dollars.

Au début du siècle, il a tenté une première approche en entrant dans le capital et la direction des Washington Wizards. Mais l'affaire a fini en eau de boudin lorsqu'en juillet 2003 le propriétaire Abe Pollin l'a viré comme un vulgaire employé.

Vexé, "MJ" a envisagé ensuite l'achat des Milwaukee Bucks. Las, le propriétaire a renoncé à vendre le club.

Après un travail d'approche de trois ans, son ami et patron des Charlotte Bobcats, Robert Johnson, a finalement réussi cet été à le convaincre de devenir deuxième actionnaire du club de Caroline du Nord, son état d'origine. Jordan, qui doit notamment s'y occuper du recrutement, vise évidemment plus haut mais a appris à s'en contenter pour l'instant. Pour le reste, il fait plutôt dans la discrétion. Habitant toujours à Chicago, il s'occupe de ses trois enfants, tente de rester raisonnable à la table de poker et soigne son swing sur les terrains de golf, sport dans lequel il avait un moment envisagé de faire carrière.

Depuis deux ans, il parraine également une écurie de motos, la "Michael Jordan Motorsports" qui tourne dans le Championnat américain de superbike.

Histoire de s'aérer la tête entre deux voyages d'affaires.