A cent jours, mercredi, du début des jeux Olympiques d’Athènes, les services de renseignement grecs et internationaux n’ont détecté «aucun signe de préparatifs terroristes», assure un haut fonctionnaire grec chargé de la sécurité, alors que la sécurité reste la principale obsession des organisateurs.

«Mais après les derniers événements en Jordanie et en Syrie, on peut noter que le terrorisme international peut frapper où il veut et quand il veut, cela nous inquiète beaucoup et nous multiplions nos efforts», affirme cependant ce responsable sous couvert d’anonymat.

La Grèce qui a placé la sécurité comme priorité majeure des Jeux, a notamment prévu un budget considérable de plus de 650 millions d’euros, soit trois fois plus qu’aux Jeux de Sydney, en 2000, et le déploiement de quelque 50.000 hommes.

Coopération internationale «Le fait qu’un petit pays comme la Grèce dépense trois fois plus que pendant la dernière Olympiade montre que nous prenons très sérieusement en compte les problèmes de sécurité», a relevé le haut fonctionnaire.

Athènes sera la première ville à organiser, du 13 au 29 août, des Jeux d’été après les attentats du 11 septembre. Les attentats du 11 mars à Madrid n’ont fait que renforcer les craintes des responsables qui reconnaissent qu’une sécurité à 100% «n’est humainement pas possible».

Les Jeux «représentent une opportunité unique pour les terroristes, une formidable caisse de résonance avec la présence de tous les médias de la planète», souligne ce responsable.

«Quoi qu’il en soit, il est très important pour nous que le symbolisme des JO triomphe, que les Jeux aient bien lieu, on ne peut pas accepter que le terrorisme gagne, c’est contre notre mentalité et celle du monde occidental», insiste-t-il.

La Grèce a misé sur une large coopération internationale pour assurer un maximum de sécurité. Elle a fait appel, très tôt, à sept pays (Allemagne, Australie, Espagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Israël) qui ont formé un conseil d’experts qui se réunit régulièrement à Athènes. Les services russes, chinois et italiens participent également à l’échange d’informations, primordial face aux terroristes.

Athènes a aussi demandé l’aide de l’Otan et de l’Union européenne. L’Alliance doit finaliser en mai son assistance aérienne avec l’emploi d’Awacs comme aux Jeux d’hiver de Salt Lake City en 2002, et maritime pour la surveillance et le contrôle des eaux grecques. Elle dépêchera également un bataillon spécialisé pour faire face à une attaque NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique).

«Les rapports des services secrets occidentaux, de l’Otan et de l’Union européenne nous disent qu’il n’y a aucun signe actuellement de préparatifs terroristes à Athènes», indique le responsable grec.

Selon une autre source proche du dossier de la sécurité olympique ayant requis l’anonymat, les services de renseignement grecs se sont «fortement mobilisés» depuis un an pour surveiller la mouvance islamiste considérée comme la principale menace terroriste pouvant peser sur les Jeux.

Il y a près d’un an, cette même source, jugeait pourtant que le renseignement et l’infiltration de ces milieux étaient le talon d’Achille de la sécurité olympique.

Plusieurs pays dont l’Australie, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont par ailleurs évoqué la possibilité d’envoyer des policiers pour renforcer la sécurité de leurs athlètes et de leurs missions sportives.

Mais le responsable grec a réaffirmé que «les gardes armés étrangers ne pouvaient pas être tolérés » pendant les Jeux sur les quelque 30 sites olympiques y compris le village olympique, en raison des risques de dérapage. «C’est trop dangereux », a-t-il dit.

On imagine pourtant mal, dans le contexte actuel, un pays comme Israël accepter que ses athlètes ne soient pas protégés par des agents armés, comme cela avait été le cas à Salt Lake City.





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