Belgacom doit rentrer provisoirement au port...

Omnisports

Philippe Van Holle

Publié le

Belgacom doit rentrer provisoirement au port...
© EPA

Tout allait trop bien pour le voilier Belgacom. Alors qu'il naviguait dans le peloton de tête, par des vents de quelque 40 noeuds, son chariot de têtière de grand-voile (qui permet de hisser celle-ci au plus haut du mât) a cédé, obligeant le skipper à prendre une décision certes douloureuse, mais malheureusement indispensable: rentrer à son port d'attache pour réparer.

`Depuis un bout de temps, je naviguais à voile réduite dans un vent très fort, à peu près à l'endroit où Joyon (Eure et Loire) a chaviré, nous expliquait Jean-Luc Nélias, hier, vers 16 heures, à l'aide de son téléphone satellite. Lorsque les grains sont passés, j'ai voulu augmenter la surface de voile mais celle-ci coinçait. Comme il faisait nuit, j'ai pris une torche pour éclairer le mât, à une hauteur de 15 ou 16 m environ et j'ai constaté que le chariot de têtière avait déraillé. Il devenait donc impossible de naviguer avec la grand-voile. Un examen plus détaillé ensuite m'a permis de constater que cette pièce, qui ne nous avait jamais causé de soucis auparavant, avait travaillé, le carbone s'était délaminé, c'est ainsi qu'elle était sortie du rail.´

Réparer rapidement

En route, depuis, vers Port-la-Forêt, à une allure de 8-9 noeuds, Jean-Luc Nélias estimait pouvoir y arriver au milieu de la nuit passée. Restait à réparer rapidement. `J'ai transmis à mon équipe technique la liste des réparations à effectuer, poursuivait le skipper de Belgacom. Dès mon arrivée, ce sera une sorte de pitstop. On réparera tout, avec les impondérables que peuvent avoir les réparations, quand même, et puis on verra si la fenêtre météo est correcte pour pouvoir repartir dans de bonnes conditions. Je déciderai alors si je repars tout de suite ou si j'attends une mer et un vent plus favorables...´ Faisant totalement confiance à ses équipiers pour ce passage par les stands, Nélias en profitera pour prendre une douche chez lui et passer quelques heures sous la couette. Ses ambitions seront fatalement revues à la baisse. `Elles seront définies au moment où je reprendrai la mer. Si presque tous les bateaux ont connu des avaries, alors il y aura peut-être encore quelque chose à gagner. Par contre, si 10 concurrents sont toujours en route, sans avoir connu de problème, je repartirai alors avec le but de faire la traversée la plus honorable possible et aller au bout de mon histoire. Je ne suis pas découragé, même s'il est rare de pouvoir faire une Route du Rhum avec un excellent bateau, un bon sponsor et un encadrement au top. On sait que, dans la voile, ce genre de casse nous arrive parfois, trop souvent même, on sait qu'il faut passer par là pour gagner de temps en temps des courses également. On n'a pas toujours la bonne étoile au bon moment. Ici, si je repars avec une possibilité de lutter encore avec d'autres bateaux, je le ferai.´

© Les Sports 2002

A lire également

Facebook

Cover-PM

cover-ci

Immobilier pour vous