L'espoir wallon, nouvelle recrue de Fidea, entend bien confirmer cette saison

TOURNAI Il avait déjà écrit l'histoire du cyclisme wallon la saison dernière, en étant le premier francophone à être sélectionné pour un Championnat du Monde de cyclo-cross depuis Alex Close, en 1953. Mais Quentin Bertholet ne compte pas en rester là. Le Tournaisien veut continuer à écrire l'histoire, qui continue d'ailleurs à bien tourner pour lui, puisque son excellente saison 2006-2007 s'est conclue par la signature d'un contrat espoir de deux ans chez Fidea, la célèbre équipe de cyclo-cross, celle des Vervecken, Wellens et Vantornout.

"C'est vrai que porter ce maillot, cela fait quelque chose, explique Quentin Bertholet. Surtout avant la course car on est plus facilement reconnu. Mais cela passe vite. Une fois que la course commence, il n'y a que la concentration qui prime et les jambes qui parlent... De toute façon, je ne suis pas du genre à m'enflammer. Je préfère rester calme, la tête froide."

En attente d'une aide financière

Il n'en reste pas moins ambitieux. Dans le viseur, ce Tournaisien de 20 ans a d'ailleurs plusieurs tableaux de chasse pour cette nouvelle saison, qu'il a déjà entamée sur de bonnes notes. Il visera tout d'abord les classements finaux des Challenges du Super Prestige et du Gazet Van Antwerpen, mais aussi des sélections pour les Coupes du Monde.

J'espère aussi être de la partie pour le Championnat d'Europe, qui aura lieu cette année en Suisse, continue Bertholet. D'après le sélectionneur national, le parcours sera très dur, très vallonné. Il pense que ce circuit devrait me convenir. Pour le Super Prestige, où j'avais terminé 10e l'an passé, et pour le GVA, que j'avais terminé 5e, j'espère faire aussi bien."

Le 17e du Mondial espoirs d'Hooglede-Gits ambitionne également de réaliser un bon Championnat de Belgique. "Comme Niels Albert aura un gros programme pro, la voie sera un peu plus libre chez les espoirs cette saison, poursuit Quentin Bertholet. Par exemple, sur les sélectionnés du dernier Mondial, je suis le seul à encore être espoir. Les autres sont passés soit chez les pros, soit chez élites sans contrat."

De bonnes jambes, la tête sur les épaules, un encadrement pro : tout roule pour Quentin Bertholet. Sauf qu'il aimerait être un peu plus soutenu, financièrement. "J'ai en effet un contrat espoir chez Fidea, ce qui m'apporte un excellent encadrement, au niveau matériel, structure et conseils", termine Bertholet, qui est aussi affilié au club de Bury. "Mais je ne suis pas payé. Sur ce point-là, je dois me débrouiller. J'aimerais donc avoir l'aide de la Fédération Wallonne, pour obtenir un contrat Rosetta."